Grace Nehmad

jueves, 19 de febrero de 2015

Ta chaleur te connais


Tes équilibres 
dans le soleil. Le reste
des astres s'efface.

Partager mon envie de vivre



Aujourd'hui j'étais heureuse le matin. J'ai dansé, j'ai fait mes exercices et j'ai lu. J'ai fait mon yoga et mes méditations et je suis allée peindre chez ma mère. Soudain, j'ai eu une horrible discussion avec ma mère et ça c'est très mal passé. Je ne veux plus rien discuter avec personne. À quoi bon? Il faut mieux profiter des beaux moments sur terre et continuer nos chemins tranquillement. Avant, je croyais que c'était très important de résoudre mes différences avec mes parents. Maintenant, je crois que ce n'est plus important car tout est dit. En réalité, il n'y a plus rien à ajouter et si ma mère me fait du mal, c'est parce qu'elle ne se rend par compte. Heureusement, les commentaires négatifs de ma mère ne sont pas aussi terribles que ça, du moins pour le moment. Bon, ils sont très mauvais mais maintenant, je crois qu'ils sont supportables. J'espère, qu'ils vont demeurer ainsi. Après, j'ai eu ma classe de chant et je suis plus tranquille dès ce moment. Que le chant est merveilleux! Mon être s'équilibre à nouveau. Je suis allée manger en famille et tout était beau à nouveau. Que la vie est bizarre! Les moments s'envolent et il faut mieux d'être heureux et ne point discuter. Dans mon cas, maintenant je n'ai aucun aspect à arranger avec qui que ce soit. C'est plutôt essayer de partager de beaux moments ensemble. Pour le reste, je préfère de travailler mes états d'âme seule et m'équilibrer en silence. Donc, j'ai décidé de lui dire à ma mère qu'elle avait raison en tout et que j'étais désolée, que j'avais eu tort. Les relations ne sont pas du tout faciles et j'espère que j'arriverai à être en paix avec mes êtres aimés. Ce n'est point évident. C'est beaucoup moins compliqué pour moi de faire mon travail avec mon miroir intérieur. Parfois c'est aussi difficile que discuter avec les autres et peut-être le mieux c'est de faire mes recherches sans autant de discussions intérieures non plus. Laisser passer, recommandait Baruj Spinoza. J'ai aimé lire mon livre de Leonardo Da Vinci le matin. Il paraît que Leonardo aimait libérer les oiseaux de leurs cages. Il les achetait pour les libérer. Je trouve ça magique. J'aimerais qu'un Leonardo me libère de la mienne. Je crois que dans mon cas, je dois le faire toute seule. C'est pour ça que je n'ai même plus besoin de discuter quoi que ce soit, je n'ai plus besoin des autres dans ce sens. Je les veux pour partager la vie en amour, c'est tout! Nous avons tous nos défauts. Ça n'ajoute plus rien d'aider les autres en leur disons leurs défauts, pour quoi faire? Leur travail est individuel. En plus, ils se fâchent beaucoup. J'ai plus de défauts qu'eux et nous sommes tous cassés dans certains sens et magiques dans d'autres sens. C'est qui moi pour dire tu es comme ça, tu es normale ou tu ne l'es pas. Je vois qu'en réalité tout est bien et chacun doit s'équilibrer tout seul. Je pense que j'ai parlé de trop avec ma mère de moi et en réalité, je ne le fais plus. C'est peut-être ceci ce qui a détonné ma discussion. C'est dommage. Parfois je partage mon intérieur et les autres ne me comprennent plus rien et ils se fâchent avec moi. Quel désastre! Je veux tout simplement avancer ma vie en paix, faire ma mission sur terre et aider les autres en leur partageant mon envie de vivre et mon côté magique, c'est tout.   

Méditation pationnelle


Tu comprends tes rouges 
nuages. Elles bouleversent
tes chemins sur terre.

miércoles, 18 de febrero de 2015

Puzzle


Les couleurs de ta
peau suggèrent les chemins
de la poésie.

lunes, 16 de febrero de 2015

Tout surmonter



Ma journée s'est bien passée mais je n'arrive point à comprendre des tas de sujets de vie. Donc, je décide de ne plus réfléchir autant que ça et simplement, me concentrer dans mon présent. Je vis des choses belles et c'est ce qui doit me faire jouir. Quand je passe un mauvais moment, il est comme ça et c'est tout. Par exemple, je n'aime pas du tout aller chercher un papier dont j'ai besoin au bureau du gouvernement, mais je dois le faire, donc, je le fais et dans le chemin j'écoute mes méditations et tout se passe plus ou moins bien. En plus, j'ai arrivé à profiter d'un temps de lecture le matin et j'ai vu ma tante. J'ai sauvé ma matinée. Et mon après-midi s'est très bien passée. J'ai même arrivé à danser car ça fait trois jours que je n'avais pas eu le temps de le faire. Mais j'ai une lourde tristesse derrière moi qui me fait tout trop difficile. Mon ami Rodolfo d'une relation de vingt ans déjà qui a été mon premier professeur de lettres, est à l'hôpital et je ne peux même plus l'atteindre car il ne peut pas parler et ma visite ne veut plus rien dire. J'ai décidé de lui écrire à travers sa fille et qu'elle lui lise mes lettres. Elle lui a lu une et après, je ne sais plus si elle continuera de les lui lire. Je suis trop loin de mon ami et je n'y peux rien, c'est dégoutant. Un être qu'on aime aussi loin que ça! Pourquoi la vie me fait ça? Je ne dois que vivre le présent et être contente de partager de beaux moments avec ceux que j'aime sans plus. Mes activités quotidiennes me sauvent de tout! Je les fais et je me sens heureuse et tranquille à nouveau! Je ne peux que continuer de vivre de plus en plus détachée. Avant, la vie ne m'apparaissait pas du tout comme ça. Elle était un processus de continuité infini. Tout était là pour moi et ceux qui disparaissaient de mon existence, le faisaient d'une façon douce et tranquille, sans orages. Maintenant tout est différent. Une personne est là, le jour suivant, elle n'est plus là. C'est insupportable et en même temps, c'est la vie. On avait un atelier de poésie pour quatre ans, nous étions quatre, ça fait vingt ans déjà. L'année dernière mon amie de cet atelier s'est déséquilibrée mentalement, elle n'était plus là et notre relation s'est cassée et maintenant, mon ex professeur de l'atelier, mon ami Rodolfo, n'est plus là. Il n'avait que soixante ans. Ce qui me frappe le plus c'est qu'avant tout était différent pour moi et maintenant, je ne peux que faire face à ces situations que je ne connaissais guère. En plus, je n'ai personne avec qui pleurer mon ami. Je pense que je dois me concentrer dans mes activités sans plus et essayer d'être tranquille et heureuse pour mon fils et pour tous ceux qui sont avec moi. Je crois qu'ainsi tout va être bien et je pourrai surmonter ces expériences horribles de l'existence et aider les autres à le faire de la meilleure façon possible.

Ensemble




Tu me donnes ta main.
Je prends ses rêves et caresse
le ciel avec toi.

domingo, 15 de febrero de 2015

Je nous cherche dans ma peinture et poésie



Mon âme sœur des lettres,
où en sommes nous donc?
Je caresse mon âme en toi,
tu soutiens mon identité
unique, mon vrai moi.
Je me connais en toi,
qui sommes nous ensemble?

Ton recueil de poésie


Tu gardes tes rêves
dans ton cœur. L'hiver
recueil leurs sèves.

Tu te regardes



Aujourd'hui je commence à écrire trop tard, mais je suis allée à mon cercle de poésie et je suis tout à fait heureuse! On a révisé la poésie de plusieurs poètes mexicains et on a lu notre poésie. C'est beau parce qu'on réfléchit ensemble et l'échange devient important pour mon travail. J'étais vraiment triste le matin et en ce moment je suis contente à nouveau. Le matin je ne pouvais que penser à mon ami Rodolfo qui est à l'hôpital et ne peut plus parler. Un jour on était heureux et on bavardait, maintenant, on ne sait plus s'il pourra parler à nouveau. C'est dommage et insupportable. Je ne peux même plus pleurer car la vie est là comme un souffle qui passe trop vite et il nous faut la vivre du mieux que l'on peut à chaque instant. À quoi bon d'être tristes? Je veux éviter ces moments de détresse et faire face à mon existence avec le cœur dans la main. Bon, je ne veux pas dire que j'échapperai mes émotions, mais je préfère de les mettre dans un endroit amoureux, les transmuter. Je préfère de mettre toute ma douleur dans un poème ou dans une peinture, dans mes chants et mes méditations quotidiennes. Il s'agit de tout vivre pour le mettre en peinture et poésie. La vie est magique et terrible à la fois. J'essaye de donner la même importance aux bonnes et mauvaises expériences et tout est là pour le vivre et peindre et écrire, c'est tout. 

viernes, 13 de febrero de 2015

Les portes qui te caressent


Tu connais tes portes.
Elles t'attendent sans leurs clefs.
Rêves abandonnés.

jueves, 12 de febrero de 2015

Vivre en conscience, vivre le présent



Ce jour m'a été trop fort. J'ai vu mon ami Rodolfo à l'hôpital. Il ne va pas bien. Mon fils me dit que je dois être tranquille s'il est conscient. Il me dit qu'il faut être patient et que tout ira bien. Il a raison. Peu à peu. Mais c'est triste. Le chauffeur de ma mère m'a emmené à l'hôpital et il me racontait que son neveu a eu la même histoire mais quarante ans avant. L'âge aide beaucoup dans ces cas, mais, normalement, si la personne est consciente, elle revient vers sa normalité peu à peu, mais ça peut prendre des années. C'est fort et c'est la vie. Jusqu'à mon divorce j'ai vécu une stabilité impressionnante au style de Sidharta. Aucun contact avec la maladie ou la mort. Mes grand parents moururent de vieillesse. J'ai su de certaines maladies ou des morts mais loin de moi. Ça fait deux ans une amie a perdu son équilibre mentale. Après, je croyais qu'elle allait mieux, mais elle n'était plus là et notre relation dura quelques mois, puis, elle explosa. Je ne sais plus comment elle va, mais je sais qu'elle est très bien soignée par sa famille. Donc, je crois que c'est mieux de demeurer loin d'elle. C'est dur de perdre des amis ainsi et je découvre récemment que c'est une partie de la vie. Je continue donc mon travail sur terre avec force et je commence à comprendre de plus en plus, le besoin de vivre le présent. J'allais au café chaque quinze jours avec mon ami Rodolfo et je ne savais pas que nos cafés seraient interrompus d'une telle façon! Est-ce qu'ils reviendront un jour? On ne sait rien. J'espère que oui. Pour le moment notre dynamique se coupe et quelque chose en moi s'interrompt d'une horrible manière. Il n'y a rien à faire. Plus de conscience pour vivre le présent et jouir de la vie sur terre comme elle est. Pour moi tout est spirituel, être ici, arranger les choses physiques, leur faire face, mais surtout, les comprendre d'une façon spirituelle. Cette dimension est celle qui est importante. Le reste est secondaire. Il nous faut travailler pour faire notre vraie tâche sur terre. Le temps s'envole. Il nous faut étudier, faire le travail spirituel, méditer, avancer. Le reste n'a point d'importance. Se dire les choses dès le cœur et pour le cœur, être sur terre au présent sans s'évader. C'est trop difficile de vivre le présent. Même quand je fais mes respirations le matin, ma tête veut s'envoler. Je dois l'obliger à être ici. Je dois lui parler en secret et l'inviter à rester ici. Le monde est violent et égoïste. Mais je dois être ici en corps et en âme pour aider tout le monde, pour nous pousser vers notre évolution.  

Éveil



Tes lumières t'allument
en secret. Elles comprennent
la force de tes rêves.

miércoles, 11 de febrero de 2015

Illuminations



Tes rêves éclatent
dans les couleurs de passé.
Ils t'illuminent.

lunes, 9 de febrero de 2015

Et si c'était vrai?



Tu te réveilles 
à tes rêves. La vie est là.
Chason d'automne.

domingo, 8 de febrero de 2015

En attendant mes réponses



Je suis sur terre tout en attendant mes réponses. Peut-être qu'elles demeurent suspendues dans mes lunes. Cependant, je chante. Que c'est beau de chanter! D'autres choses sur terre sont beaucoup moins belles, même horribles. La dualité de l'existence terrestre m'est insupportable. Malgré tout, j'apprends à l'accepter. Elle est comme ça la vie sur terre. Rien ne m'est donné sans un échange que parfois je découvre après des années. Cet échange parfois il est clair, sain et solide, d'autres fois, il est violent et tout à fait négatif. Le temps nous fait comprendre beaucoup de choses, d'autres demeurent un puzzle à déchiffrer. En tout moment, il nous faut lutter. Je trouve des cadeaux ici et là. Je deviens plus consciente et ça me fait du bien. J'ai reçu une violence horrible sans comprendre pourquoi c'était ainsi. Heureusement, j'ai pu me sauver de ce cauchemar. J'ai arrivé à comprendre une partie de ce qui m'est arrivé, je ne sais pas si un jour je comprendrai complètement la partie la plus noire de mon existence sur terre, les dernières années de mon mariage et les premières années comme divorcée. Peut-être que mes premières années de divorcée ont été beaucoup plus horribles que les dernières de mariée. On m'a tourner le dos, on m'a abandonné de façons dont je n'avais pas cru possible, quelle douleur! Mais avec la pire douleur venait la meilleure liberté, je ne savais pas. Je ne savais pas non plus que j'avais autant de ressources pour me pousser et arriver où je voulais. Je ne savais pas qu'on pouvait me faire autant de mal seulement pour avoir le courage d'être moi. J'ai dû faire des tas de recherches pour comprendre celle que je suis. Évidemment mon être soupçonnait la violence qu'allait se déchaîner si j'étais moi. Donc, je me cachait pour qu'on ne me frappe pas, je faisais même toutes sortes de choses pour plaire et qu'on ne me frappe pas. Il y a toute une ambiance inconsciente qui nous oblige à agir d'une certaine façon. Je me trompais, je marchais dans le sens opposé à celui que je voulais atteindre. C'est tout à fait horrible d'être là, dans un endroit où on ne veut pas du tout être, poussée par les circonstances, j'ai fait des tas de choses que je ne voulais pas faire. Heureusement, mes bonnes étoiles m'ont toujours protégé et même si j'ai souffert, je suis ici et je suis bien et je crois que je suis plus près de ma liberté. Un jour, toutes mes chaînes vont s'effondre et je trouverai le cœur de ma paix dans les yeux de la planète qui sera dorée.

Ensemble


Mon âme sœur des lettres,
je nous vois ensemble.
Nous discutons de beaux poèmes
et le futur de la poésie sur terre.
Nos âmes sont tellement unies!, 
je ne savais pas, c'est beau!

sábado, 7 de febrero de 2015

La magie de vivre en toi



Ma respiration m'embrasse.
Tu caresses ma peau à travers elle.
Mes rêves retournent vers ton centre.
Nos âmes ensemble n'ont plus
peur de la nuit. La lune regarde
les jeux enchantés de nos cœurs unis.

viernes, 6 de febrero de 2015

Vers ton essence


Ton noyau sublime,
centre du savoir de l'âme,
récupère tes rêves.

C'est simple, respirer



L'existence est complexe, elle a des cycles énormes, je ne savais pas. Certains sujets on commence à les travailler et leur évolution ne nous frappe qu'après vingt ans. C'est ainsi qu'à peine je commence à résoudre certains sujets de ma vie que j'ai commencé à travailler quand j'étais petite. J'ai appelé à toutes sortes de domaines de développement et peu à peu, je commence à ressentir la lumière en moi. Donc, je ne peux vraiment pas savoir quel facteur a été le responsable des différences d'évolution dans mon existence. Dans chaque domaine, j'essaye de transmettre mes trouvailles, surtout en ce que j'écris ici tous les jours, mais aussi en partageant ce que je commence à comprendre de mes processus sur terre. Parce que, par exemple, je lis sur le bouddhisme et je regarde des vidéos à youtube et je médite et je rêve et le mélange de tout ça, je le transmets à travers un exercice de respiration que je recommande à quelqu'un. Le savoir s'intègre en moi et finalement j'arrive à remplir les parties les plus importantes de mon puzzle de vie. Je pense que j'étais fragmentée. Mon âme n'arrivait point à atterrir. Tout m'a aidé mais je crois que peut-être le plus important a été dans un exercice de respiration que j'ai commencé à peine à faire dans mon yoga. Je l'ai appris dans une conférence à youtube et j'ai décidé de le faire tous les jours en faisant mes différentes 'asanas' ou postures de yoga. Incroyable. Un simple exercice de respiration! Et avant lui, ma fragmentation me tuait. La vie n'est pas facile, mais je me sens beaucoup mieux maintenant. C'est comme si on m'a donné des lunettes dont j'avais besoin pour pouvoir voir. Pour les autres la vie continue comme si de rien n'était, pour moi tout est différent en ce moment. Mais ceci me pose de nouvelles questions, pourquoi on vient sur terre avec autant de manques et surtout certains manques que pour chacun sont différents? Que j'ai cherché! La vie est complexe et ses épreuves changent en tout moment, mais de ce nouveau centre, mes luttes sont essentiellement différentes. J'espère pouvoir demeurer ainsi et aider les autres trouver ce manque qui les casse d'une façon déterminante.

jueves, 5 de febrero de 2015

Dans ton monde


Tu te rêves ailleurs.
Le monde n'est pas souriant.
Ton monde te sourie.

miércoles, 4 de febrero de 2015

Clarté



Aujourd'hui je suis allée peindre chez ma mère et nous étions heureuses ensemble. Peut-être que je suis finalement sauvée! Je ne peux pas savoir mais il paraît que mon chemin sur terre s'éclaire. Un air nouveau me rajeunit. J'étais tellement abandonnée par l'existence! Bon, malgré tout, tout était bien, mais c'était très lourd pour moi. Des moments et des années absolument inquiétants, angoissants. J'ai tout fait pour me sauver. Je ne voyais pas la sortie de mon cauchemar. Comment ça s'est passé? Je suis revenue à l'université, j'étudie à nouveau, c'est moi! Mais pourquoi je ne pouvais pas revenir si c'est ce qui me manquait le plus? La vie d'adulte devient trop compliquée et le plus simple se complique sans une raison claire. On sait qu'on est bien quand on est là, pas avant. En plus, parfois on se croit guéri et ce n'est pas vrai. Que la vie est bizarre et complexe! Je ne sais pas si dans certaines étapes le désespoir que j'ai vécu habite tout le monde. Peut-être que quelques uns ne le vivent jamais et d'autres ne s'en sortent jamais. Le problème est que j'ai fait autant de choses que je ne peux pas déterminer laquelle m'a sauvé ou s'il s'agit de plusieurs ou de toutes les variables à la fois. Pour moi c'est comme survivre une guerre, bon, je crois que pas aussi mauvais que ça, mais par moments peut-être que oui. Il semblait que tout était normal, mais tout était hors place et rien ne m'apaisait. Chaque petite chose que je faisais m'aidait, hélas, je souffrais de trop. Peut-être qu'on souffre toute la vie mais il y a des extrêmes. L'université me donne une identité, les autres comprennent que la peintre et poète que je suis a besoin de ses livres et j'en ai marre d'exposer et de présenter mes livres. Je ne veux que faire mon travail en paix! L'existence m'ouvre ses fenêtres et je peux étudier. Il y avait un pas entre moi et l'université et je n'accédais guère. Je m'échappais du bruit pour étudier et faire mes activités, comme si je volais quelque chose, comme si je n'avais pas le droit. Qu'est-ce que tu feras aujourd'hui? on me demandait, travailler je répondais. Tu n'a rien à faire et tu ne veux pas venir voir un film avec nous, on me disait. Donc, je devais mentir et dire quoi que ce soit. C'est un peu encore ainsi, mais avec l'université dans ma vie, ça va mieux! C'est mon milieu, mais le monde en général n'est pas un endroit amicale pour quelqu'un comme moi. J'avance et j'apprends à résoudre mes difficultés. Je crois que peut-être je regagne mon centre surtout à cause de ma nouvelle façon de respirer pendant mon yoga. Je travaille ainsi sur les limites de mon corps. Il paraît qu'ils s'éclairent pour moi. Comme si auparavant il y avait une fracture importante entre mon corps et mon âme. Comme si je n'étais pas vraiment sur terre et je commence à peine à habiter mon corps. Dés que je commence à habiter mon corps de cette  nouvelle façon plus consciente, tout commence à marcher. Il paraît que même ma maison marche différemment, que c'est étrange et merveilleux! Les autres sont là, comme ils étaient auparavant, je suis une autre. Ils ne se rendent pas compte. Je me vis d'une façon complètement différente! C'est vrai que la pire partie de ma vie je l'ai vécu les derniers temps de mon mariage, mais je crois que mon cauchemar a commencé quand j'ai quitté le lycée. La perte du français et de la culture française m'a cassé. Maintenant, j'écris et je parle et je lis en français, je chante en français et je combine tout avec l'espagnol. Mes deux langues me caressent et me soutiennent. Comme je l'ai dit, ce n'est pas un seul facteur le responsable de ma nouvelle façon de me vivre, mais je crois qu'il y a quelques uns plus importants que d'autres. C'est vrai que la vie est toujours angoissante, mais il y a des différences importantes qui peuvent nous donner une existence plus ou moins digne dans tous les sens. Que ce serait beau que la vie de tous les humains sur terre soit placé dans des niveaux plus dignes dans tous les sens! Peut-être que ça va venir si nous apprenons à respirer. C'est simple, il paraît que c'est impossible. Le jour viendra!

Tu aimes


Tu aimes tes rivières,
baume de clarté dans tes rêves,
miroir intérieur.

martes, 3 de febrero de 2015

Identité



Tes vides t'observent.
Ta plénitude te guide.
Tu es mélange.

Tu cherches tes réponses



Je suis heureuse chez moi. C'est un peu tard pour commencer à écrire, mais parfois mes activités me prennent plus de temps. Je n'aime pas quand ceci m'arrive car je me fatigue de trop et je me couche plus tard et je dois dormir mes sept heures et demi par jour pour bien développer l'œuvre. Mais, malgré tout, je suis heureuse car je reviens vers mon essence avec plus de force ces derniers jours et ça me fait du bien. Je récupère des parties perdues de mon identité et je croyais que ce serait impossible de le faire. Je me sens de plus en plus protégée. Je me sentais abandonnée par mon destin, tellement violentée! Je ne savais pas qu'on était capable de vivre comme si de rien n'était et en même temps, aussi cassé dedans. Tout était tellement brisé dedans! Que c'est triste! Maintenant je respire à nouveau. Mes peurs m'abandonnent et je suis plus solide pour éduquer mon fils et faire face à mon destin. Je veux crier et signaler tous les coupables. Tous ceux qui ont profité de ma situation cassée pour me faire du mal. Mais en fait, je veux plutôt les aider car je sais qu'ils m'aiment et qu'ils ont eu peur.  Ils sont inconscients et c'est pour ça qu'ils deviennent violents. Je vais les aider à devenir plus conscients. Dans mon centre, je commence à peine à faire mon vrai travail sur terre. Qu'est-ce qu'on peut faire comme humains? Qui décide nos histoires? J'ai lutté avec toutes mes forces pour changer ma situation cassée, je perçois les différences dans les différents états d'âme. J'ai fait toutes sortes de choses pour m'aider dans mon processus. Hélas!, je ne peux pas savoir quel facteur est le responsable de ma nouvelle situation, de ma guérison. Il s'agit peut-être d'une recherche qui a commencé vingt ans déjà. Je me suis éduquée pour bien me nourrir, pour équilibrer corps et âme à travers un travail intense qui s'accompagne du développement de tous les sens. Mon nouveau paysage me soulage car maintenant, même si le travail continu, c'est absolument différent de la faire dès ce point plus libre et protégé. Je suis une autre.

Tu suggères


Tu suggères tes formes.
Les nuages s'évaporent,
Tu mûris tes rêves.

domingo, 1 de febrero de 2015

Ensemble



Mon âme sœur des lettres,
es-tu lá aujourd'hui?
Je te sens tout près de mon cœur,
tu es moi. Nous sommes vraiment
ensemble maintenant et je m'en fiche du reste du monde.
Je ne veux que t'écrire et t'écrire.
Le reste va et vient.
Les autres vont et viennent.

sábado, 31 de enero de 2015

Fleuve doré



Ton identité
t'ouvre sa porte, le fleuve
doré de tes rêves.

Comprendre mes limites



Aujourd'hui j'ai vu mon amie de l'enfance, que ça me fait du bien! J'ai deux autres amies qui aiment beaucoup lire comme moi, mais seulement Chantal aime écrire et ça me fait absolument du bien car j'ai d'autres amis poètes, et une cousine très proche qui écrit des romans, mais une amie de l'enfance, c'est magique! Je pense que les écrivains, comme pour chaque profession, nous avons une façon à nous de lire le monde. En plus, j'avais perdu la trace de Chantal pendant des années. J'espère qu'enfin nous pourrons prendre un café ici et là et être au courant de nos vies. Je me rends compte que j'ai des relations intenses que j'ai développé dans de très différents espaces et moments de ma vie et j'aime demeurer en contacte avec elles. Ce n'est pas toujours possible. J'aime rentrer dans le monde des autres et partager le mien. Maintenant je sais que l'existence sur terre a de fortes expériences malheureuses et que ça aide de les partager. Quand tu les partages, tu redeviens toi. Tu récupères tes parties positives qui te soutiennent. En plus, tu peux dire, ceci en moi ne marche pas encore, mais j'ai d'autres aspects très bien développés et certainement, si je travaille mes points faibles, un jour j'arriverai à les surmonter, pourquoi pas? Peut-être qu'un jour je serai acceptée et comprise dans ma communauté? Dans ma famille? Que c'est difficile! En bavardant avec Chantal, j'ai compris un peu plus pourquoi je veux partager l'œuvre en peinture et poésie, mes lettres, et après, je ne veux que me cacher et envoyer tout mon travail aux autres sans qu'ils viennent me déranger en aucun moment. Et pourtant, je ne suis pas du tout rude. J'ai fait des tas d'expositions et de présentations de mes livres, j'ai été à la radio et à la Télé, mais après, je dois fuir chez moi pour travailler, pour méditer, pour être tout à fait seule sans être dérangée. Je n'aime pas répondre aux commentaires sur mes poèmes par exemple, je n'ai ni la patience, ni le temps. Donc, je joue tout le temps entre les fenêtres ouvertes de ma personnalité aussi différente et mon état fermé de complète solitude. J'habite les extrêmes et ça me fait du mal. Trop de bruit m'agace et trop de solitude me blesse aussi. J'aime autant voir ceux que j'aime heureux que je fais tout pour qu'ils soient heureux. Après, je peux me rendre compte que je ne voulais point faire ce que j'ai fait et ça me blesse horriblement! J'espère qu'un jour j'arriverai à me donner aux autres en équilibre. Heureusement, j'ai appris mes limites du côté de la santé. Auparavant, j'allais danser pendant des heures et après, je tombait malade. Mon corps ne me prévient pas quand il est fatigué. De la même façon, quand je suis allée exposer et présenter mon livre dans une université, j'étais tellement heureuse avec les élèves et leurs questions, qu'après, j'étais malade pendant une semaine. Je ne sais pas du tout gérer ces extases. Que la méditation m'aide et me soutiens dans ce sens! De toutes façons, mes limites ne sont pas clairs encore et je ne sais pas si ceci va s'arranger. J'apprends à me protéger d' autres façons. Par exemple, je ne danse plus pendant des heures pour ne pas tomber malade. Peut-être que je suis sur terre pour comprendre mes limites. 

viernes, 30 de enero de 2015

Ton miroir magique



Tu regardes tes rêves.
Substance originaire
de tes infinis.

jueves, 29 de enero de 2015

La mer en toi



L'essence de tes rêves
noie le passé de tes larmes.
Ton centre t'appelle.

Me sauver



Je me trouve un peu noyée ce jour-ci. Je découvre les miroirs perdus de mon essence et je ne peux pas m'arrêter de pleurer dedans. Je dois reconstruire mon existence pour récupérer celle que j'étais. Je ne savais pas. Il paraît que j'ai des tas de ressources pour faire semblant d'exister comme si de rien n'était. J'ai mis de côté mon essence pour vivre une vie que ne m'appartenait guère. Bon, dans un sens essentiel car j'ai vécu de moments merveilleux et j'ai développé ma maternité, ma créativité, mes méditations, ma santé, ceci est aussi tout à fait mon essence! Maintenant, il s'agit de m'intégrer. D'unir toutes mes parties en une seule, sera-ce possible? Aujourd'hui je me suis rendu compte que sans ma partie académique, je deviens personne. J'espère que tout en revenant vers l'académie je ne perdrai mon autre partie essentielle. Ce n'est guère évident. Pourtant c'est clair que si je n'étudie pas, je deviens personne par ce que je ne m'adapte guère à une vie de rien. Autour de moi tout le monde vit d'une façon trop superficielle. Je n'arrive pas à le faire. C'est vrai que quand je suis sortie de ma partie académique et je me suis versée dans ma peinture, j'étais tout à fait heureuse. Maintenant, comme divorcée, la vie me donne une belle opportunité pour revenir vers ma partie académique. Mais je souffre car le chemin de retour vers cette partie de mon essence sera trop long. Je pleure dedans de me rendre compte tout ce que j'étais obligée de perdre. Mon milieu n'acceptait pas une vie de femme dédiée aux études. Ma créativité extrême s'est inventée toutes sortes de solutions pour survivre mes manques. Quand on a une tête comme la mienne, on ne peut pas vivre comme la majorité des personnes. J'ai développé une quantité infinie de sujets d'étude. Qu'est-ce que j'avais près de moi pour pouvoir étudier en cachette? Moi! Donc, j'ai décidé de m'étudier en profondeur. J'ai eu un dédoublement à quinze ans. Je crois que je ne voulais pas être dans mon corps car j'ai dû quitter mon école française que j'aimais autant. Ma communauté ne me laisse pas étudier. Maintenant oui, autrement, on ne sait plus quoi faire de moi. Je crois qu'enfin je suis libre pour étudier! On va voir. En fait, je dois être heureuse, une possibilité magique s'ouvre dans ma vie! Mais ce qui est très triste, c'est la façon dont ce cadeau arrive vers moi. Maintenant on me cri dessus: "va-t-en déjà!". Tu vois, ton fils est prêt pour devenir indépendant et tu le casseras si tu reste dans ta vie de peintre et poète. Tu deviens un poids pour la famille. Écoutez, je n'ai que quarante ans, c'est un peu exagéré quand même! Tout est trop injuste et en même temps, j'ai toujours trouvé de bonnes solutions pour vivre heureuse, malgré tout. Je ferai mon chemin de retour sans peur et je pourrai j'espère un jour arriver à être celle que je suis venue être en liberté.

miércoles, 28 de enero de 2015

Innocence



Le réel me rêve.
Ma main gauche s'éveille,
plaisirs de l'âme. 

Innocence



Le réel me rêve.
Ma main gauche s'éveille,
plaisirs de l'âme. 

martes, 27 de enero de 2015

Se vivre en conscience



Je me suis réveillée dans une solitude extrême. J'ai fait mes prières et mes exercices de visualisation du matin et j'étais tranquille à nouveau! J'ai repris donc ma journée du bon côté et je me suis dit que tout irait bien. En effet, j'ai fait mon yoga en me concentrant dans ma respiration et surtout en sentant que ma respiration m'embrassait. Je crois que ceci m'a aidé à me sentir plus soutenue. J'ai lu mon Balzac dans mon café et puis, je suis revenue chez moi pour manger, tout en regardant l'opéra de Tristan et Isolde. J'ai fait ma méditation guidée de l'après-midi avec difficultés car on m'a interrompu plusieurs fois. Après, j'ai peint et chanté et j'ai écrit mon poème du jour. Maintenant j'écris et après, je ferai une sculpture pour finir ma journée avec une autre session de lecture. Que de belles choses! Et pourtant, les fantômes du passé m'habitent ici et là. Des vides m'angoissent. Je suis absolument heureuse, après, de lourdes larmes remplissent mes yeux. Malgré tout, ma vie s'apaise peu à peu et j'essaye de l'accepter avec ses haltes et ses détresses. Peut-être que la vie est ainsi tout le temps et qu'auparavant, je n'acceptais pas ses côtés négatifs et je les éliminais pour ne pas les souffrir. De toutes façons on souffre sur terre, je ne sais plus quel est le meilleur chemin de survie. En fait, je ne sais pas si on peut vraiment le choisir. Le jour le jour je deviens plus consciente de toutes mes sensations et je ne sais pas si ceci aide ou c'est plus difficile comme vie. Est-ce qu'une vie plus consciente est une meilleure vie? Je ne sais pas. Dans mon cas, je dois faire ce chemin sur terre pour aider les autres, pour essayer de les prévenir et les aider à mieux vivre. Je tombe dans certains pièges pour les prévenir et j'aimerais qu'ils ne tombent pas. Mais je sais qu'il y a plusieurs façons de vivre et d'autres choisiront l'inconscience dans plusieurs sens. Il y a de façons de vivre inconscientes qui peut-être ne font du mal à personne, je ne suis pas sûre. Mais certainement, dans l'inconscience on aide moins les autres, c'est ce que je crois. Et si par exemple, on n'aide personne, mais on ne fait du mal à personne, la vie  a une raison d'être? L'énergie de toute personne est importante et si on devient plus conscient, notre énergie s'élève et on élève les autres, donc, je crois que notre responsabilité comme humains est celle de devenir plus conscients à chaque instant, même si ceci est plus difficile de survivre. L'idée est de nous aider les uns, les autres. Ce n'est pas évident. Les luttes de l'existence sont fortes en tout moment et dans tous les nivaux. Quelle étape de vie est plus douce? Ça dépend. Les histoires et les épreuves de vie sont différentes en tout moment et pour chaque personne. Dans le sens physique il paraît que la vieillesse est plus difficile, mais on devient plus sage, donc, peut-être on se vit beaucoup mieux. Aussi c'est vrai que quand on sait plus on se rend compte qu'on ne sait rien en réalité. Alors, peut-être qu'on lâche tout et on commence vraiment à vivre, ce serait beau! 

Tes cercles


Cercles sous l'horizon.
Tu pleures tes chemins sur terre,
tu fêtes ton destin.

lunes, 26 de enero de 2015

Pluie d'été



Tu rêves ta planète
verte. Sa porte fraiche 
attend ta magie.

domingo, 25 de enero de 2015

Stabilité



Je suis allée au club et je trouve que c'était mieux que le samedi car la piscine était moins peuplée. Je ne savais pas que les samedis c'est le pire des jours de la semaine à cause des cris des enfants qui prennent des classes de natation. Hélas! , je suis un peu angoissée dès le matin car mon fils a décidé de me faire certaines confessions et j'espère qu'il sera protégé dans son chemin sur terre. Je lui donne mon avis et mes conseils mais je sais que je ne pourrai que le regarder de près, c'est sa vie. En plus, je suis trop différente du reste et ceci peut être compliqué pour lui. Mes angoisses de vie augmentent et descendent. Hier, la paix en moi. Aujourd'hui, tout me pose des problèmes à nouveau. Je me sens regardée par mes amies et je dois m'excuser ici et là car je dois faire mon travail. On me déteste à cause de ceci et je n'explique plus rien. J'ai essayé, ce n'est guère compris, c'est dommage. Il paraît que ce n'est que l'œuvre et moi. Je suis tout à fait européenne dans plusieurs sens et personne ne comprend mes façons d'organiser mes horaires, c'est dommage. Il paraît que tout est beau et après, on me juge. J'essaye de plus en plus de me concentrer dans mon travail et d'avancer peu à peu, mais les conditions extérieures me tracassent. Et parfois, il me semble que finalement on arrive à me comprendre, mais après, quelque chose arrive et c'est exactement le contraire. Je remercie l'éducation que m'a donné mon professeur de poésie, il m'a aidé comprendre que je suis ici pour faire mon travail et c'est tout. Je ne peux pas m'attacher aux autres car tout est passager. Mais j'ai mes êtres aimés et je voudrais que les pertes s'arrêtent. Je ne suis plus comme avant. Je deviens de plus en plus isolée car je fais mon travail sur terre et les autres ont en général beaucoup plus de temps que moi, ils me veulent dans leurs espaces libres, je ne peux pas. Ils détestent mes horaires et mes règles et finissent par me faire souffrir. Je n'y peux rien, je travaille. Je suis contente en travaillant, mais que je touche les rebords froids de la planète, je gèle ici-bas. Avant, j'essayais de comprendre ma nouvelle situation de vie après mon divorce, maintenant, j'essaye plutôt de ne rien penser et de faire mes activités en silence. Que c'est difficile! Je sais qu'on me regarde de côté et c'est méchant! Comment peut-il arriver que je sois tellement rejetée et avant, comme j'étais mariée, je pouvais faire ce que je voulais. Ma poésie autour de moi, n'a jamais été comprise, mais avant, du moins ma peinture était sérieusement appuyée. Maintenant que je ne veux plus exposer ça devient de plus en plus difficile pour les autres de me soutenir. En fait, la vie m'a laissé dépourvue dans plusieurs sens. J'essaye de n'embêter personne mais quoi que je fasse leur pose des problèmes parce que je travaille pour l'œuvre et personne ne comprend ce travail inutile dans cette société matérialiste. Hier j'ai dis, l'œuvre a toutes ses parties! Elle est complète! J'étais heureuse! Aujourd'hui, je me rends compte que personne ne va applaudir mes trouvailles et que pour ceux qui sont autour de moi ce n'ai rien. Je ne dois rien dire. Ils diraient comment arrive-t-elle à faire autant de choses! Elle est comme moi et pourtant, elle chante et elle écrit et elle peint et elle médite et elle sais sur des sujets que je ne connais guère. Et en plus, ça ne sert à rien en réalité parce qu'elle est divorcée et elle n'a pas vraiment de l'argent. Je sais qu'on dit ceci derrière mon dos. Pour moi c'est triste. Je ne me bats plus avec personne et je ne discute plus rien de ces sujets avec personne. Je remercie l'existence de me laisser travailler un jour de plus et c'est tout.  Mon œuvre se matérialise et c'est tout ce qui est important, je le sais. Mais j'espère qu'on puisse m'accepter et m'appuyer, ce n'est pas évident. Peut-être un jour j'arriverai en fin à me détacher du mépris des autres et je serai alors heureuse d'une façon stable et tranquille.

Reflets


Mon miroir dedans m'aime.
Je suis toute pour lui,
il est complètement pour moi.
Dans ses reflets magiques
se tresse l'œuvre.

sábado, 24 de enero de 2015

Illumination



Fenêtres ouvertes.
Leur substance originaire
illumine tes larmes.

viernes, 23 de enero de 2015

Rêves de bonheur


Tu te rêves dorée
dans ton cœur étincelant.
Tu chantes sa magie.

En remerciement



Nous prenons des décisions ici et là et la vie se déroule à travers ces décisions. Je vais ici ou là et qu'est-ce que cela me fait? Ça m'ouvre certaines portes et ça me ferme d'autres. Hier j'ai passé une journée tranquille de travail, aujourd'hui, je suis fatiguée et agacée de plusieurs sujets de mon existence. Je me rends compte que je suis hors du projet de vie d'éducation de mes parents et ceci est grave. Je suis peintre et poète, condamnée à travailler en silence pour ne point les déranger et en même temps, nous sommes collés, que c'est bizarre! J'aime ma famille, ils m'aiment, mais tout nous sépare dans un sens qui me dépasse. Je n'arrive à comprendre plus rien et je suis tranquille et contente, mais mes blessures me pèsent horriblement. Mon oncle était de mon équipe car il se sentait toujours hors du projet de vie de mes parents. Ma mère lui a trouvé un travail à l'université et donc, il devient de leur équipe. Je ne peux plus rien parler avec lui car mes parents le sauraient tout de suite. En plus, dans ma famille en général, si je dis quelque chose à quelqu'un, mes parents le savent à l'autre jour. Aujourd'hui je suis fâchée de ce manque d'indépendance, je souffre. Je prends mes décisions pour l'œuvre et ça me coûte dans le sens de ma famille. Mon oncle est trop près de mes parents maintenant, notre amitié se transforme. Ce qui m'arrive ainsi me pousse plus dedans. Je ne peux rien dire. Je dois travailler en silence et être heureuse même dans le rejet extérieur vers le centre de mon être, c'est difficile. Je me rends compte que la majorité de mes relations dépendent de mes parents ou existent à cause d'eux. Ils sont des personnages communautaires et ma vie dépend de leur travail dans un sens extrême. C'est bizarre, je les éduque dans plusieurs sens, d'une façon plutôt cachée et ils donnent ce savoir à la communauté, c'est bien. Je travaille pour eux aussi sans être reconnue. Hélas! Je déteste la sensation d'être écoutée et jugée partout. Je n'y peux rien, je dois vivre ainsi et ça me rend triste dans un sens que je n'arrive pas à comprendre, je suis tellement solitaire! C'est méchant d'avoir à vivre ainsi. Mais si j'ai tout ce qu'il me faut pour faire mon travail sur terre, où est le problème? Le problème est partout, dans cet espace partagé par force où toute pensée mienne devient de la communauté sans être saisie. Quelle sera ma solution? Comment pourrai-je travailler en paix et gérer les demandes exagérées de tout communiquer? Hier je croyait qu'on me laisserait travailler en paix par amour à l'œuvre, ce n'est pas du tout ça, c'est par tolérance et pour que je ne dérange qui que ce soit. Je dois être heureuse pour l'œuvre et tout accepter en remerciement.

Ta sagesse




Tu te rêves sage.
Tu danses tes rivières, étoiles
de tes silences.

miércoles, 21 de enero de 2015

Te rêver



Les flammes de tes rêves,
regardent la couleur de
ta creativité.

Mes désirs cosmiques



Je continue mon travail sur terre et j'essaye de plus en plus d'être concentrée en lui. La quantité d'information et de cours de toutes sortes est impressionnante. Il nous faut confier dans le jugement intérieur pour savoir quoi choisir et pourquoi. Ceci est de même pour l'organisation de mes journées, de mon temps. À quoi veux-je penser et pourquoi? Comment éloigner les angoisses qui m'attaquent ici et là? Quel est le cœur de mon travail sur terre? Je me demande ceci car je développe une respiration plus dirigée dans mon yoga et mes méditations. Il paraît alors que tout devient plus calme et que j'arrive à me vivre plus dans mon corps. Je comprends alors qu'une main magique décide mes pas sur terre. Comment décide-t-elle à qui je dois rencontrer et pour quoi faire? Qu'est-ce qu'elle veut de moi, cette main? Tout est comme toujours, mon café et mes paysages extérieurs, mais dedans, tout devient différent, plus calme, plus clair, plus centré. Hier j'ai découvert que l'érotisme de mon œuvre pouvait venir du regard caché érotique de mon père. C'est tout à fait naturel et bizarre en même temps, c'est défendu! Si on peut remercier le père de Kafka pour l'avoir torturé et en même temps nous avoir donné sa merveilleuse œuvre à cause de cette torture, quoi dire de mon père?, de mes parents? Le jeu se déroule entre les trois en réalité. Il est tout à fait spirituel et élevé, un peu bizarre quand même. Ainsi, j'aime mes parents, nous sommes tellement ensemble dans cette vie et en même temps, ici et là, je veux échapper leur domination. Tout est beau et après, je sens quelque chose qui devrait voler plus loin et se résoudre. Je n'arrive point à atteindre le sens de l'érotisme spirituel qui me possède et qui a été sûrement semé pendant mon enfance et mon adolescence. J'aime mon corps nu, mon moi, mon œuvre, mon érotisme et pourtant je ne veux que donner l'énergie sexuelle qui m'habite à l'humanité, aux astres. Est-ce qu'en réalité j'aimerais fuir ce regard érotique qui me poursuit éternellement? Les forces qui m'habitent ont leur sève érotique dans l'amour de mes patents, dans ce regard érotique que ma mère a permis et a vu comme naturel, pour se révéler à travers l'œuvre. En ce moment, je commence à comprendre ces jeux cachés ou à les soupçonner car en fait, je sens l'érotisme que je transmute vers l'œuvre dans un extase merveilleux et je n'arrive pas à l'expliquer. J'ai quelque chose d'hermaphrodite, est-ce un état plus élevé de l'existence terrestre? La sexualité physique me paraît comme la préhistoire en moi. Mes désirs deviennent de plus en plus cosmiques. 

martes, 20 de enero de 2015

Tes fenêtres



Tes regards t'aiment,
fenêtres de vie qui montrent
rêves, intersections.

lunes, 19 de enero de 2015

L'air en toi



Tu partages tes mots.
Leurs univers ouverts te
volent dans leurs rêves.

J'habite mes lunes



La vie avance, je la poursuis de près. Parfois je me sens complètement en retard, parfois je me sens parfaitement installée au présent. C'est une expérience complètement différente. La sensation d'être en retard est horrible, la sensation d'être placée exactement dans le moment précis de mon existence est merveilleuse. Je crois que respirer en conscience aide beaucoup. À travers la respiration corps et âme s'unissent et il suffit d'être tout doucement. Autrement, on sent que la vie est ailleurs, que quelqu'un d'autre nous vit et c'est dérisoire. La vie moderne est trop forte et nous exige de trop. Pourquoi mon père après soixante ans de travailler pour les vêtements, a dû changer sa façon de vivre et maintenant vent des équipes de sécurité? Ça a été un processus absolument difficile pour lui. La vie moderne nous exige des adaptations constantes. Les structures bougent trop vite. Comment tenir le coup? On croit qu'on ne pourra jamais surmonter ces épreuves. Mais les guides apparaissent, des mains magiques nous soutiennent et soudain, l'horizon s'ouvre à nouveau! Mais respirer en conscience nous donne la sensation, malgré la destruction, d'être exactement où l'on doit être, en plénitude. Ça ne veut pas dire que la douleur disparaît, non. Ça veut tout simplement dire qu'on l'invite comme à une amie et on la serre dans nos bras sans peur. Alors, tout devient clair et on peut aussi saluer la beauté. Le froid est insupportable. Il me fatigue d'avantage. J'essaye d'accepter sa présence et je cherche la façon de mieux le survivre. J'ai acheté un sweater à mon fils pour l'école et déjà, il n'est plus là. Qui l'a volé? C'est dommage. Je suis fâchée, puis je repense ce qui m'arrive et je lâche tout. Je pense que j'ai fait une donation pour quelqu'un cet hiver. En même temps, je parle avec mon fils pour qu'il fasse plus d'attention. Ça m'embête de savoir qu'il ira à l'école sans sweater pendant quelques jours. Il est ma responsabilité. Ce n'est pas évident d'organiser une maison et d'élever un enfant. Je suis là pour mon fils mais il y a des moments presque impossible à résoudre. En ces moments, je respire en profondeur et j'habite mes lunes, normalement, elles me donnent les solutions que je cherche.

domingo, 18 de enero de 2015

Notre petite histoire continue


Mon âme sœur des lettres,
tes scénarios changent,
tu demeures en moi.
Ton regard et ton sourire
m'appartiennent.

sábado, 17 de enero de 2015

Exister en liberté



Ce samedi je suis allée au club et j'étais heureuse d'avoir eu du soleil pendant ma pratique de yoga et méditation car l'hiver est trop froid. J'ai peins et écris mon poème du jour, j'ai mangé et dans un petit moment, j'irai voir mes amis de mon cercle de poésie. J'essaye de rentrer plus en moi pour apprendre plus du centre de mon être et me partager. Malheureusement, la vie extérieure ne m'est pas facile à vivre. Je crois que c'est important qu'on me comprenne car ce sera une façon de ne plus sembler rude et qu'on me laisse travailler en paix. Malgré le désespoir que je vis dans plusieurs sens, mon travail devient de plus en plus solide. Je me concentre de plus en plus en lui et je partage ce que je peux tout en laissant de côté le mépris et les opinions des autres. Je lis les illusions perdues de Balzac et j'aime l'histoire et la façon de la transmettre de l'auteur. Il y a certains livres que je ne finis plus car j'ai trop de livres à lire et dans certains cas le final n'est plus important pour moi. La vie de Lucien. le jeune poète du livre de Balzac, est très intéressante pour moi car il est amoureux d'une bourgeoise et rêve du moment où l'époux d'elle mourra pour la marier. Ce ne sont que des illusions peu réalistes, mais c'est intéressant de vivre le feu de la passion du poète à la distance. En effet, moi même, peintre et poète, je souffre toutes sortes de malheurs à cause de mes passions. J'espère qu'en étudiant la vie de Lucien, je pourrai enfin devenir plus détachée de mes passions et arriver à les vivre comme s'il s'agissait de l'histoire de quelqu'un d'autre. Ce début de l'année me reçoit avec d'importants défis. Je plonge dans mon  travail et il s'éclaire pour m'illuminer.  Malgré le mépris de plusieurs personnes, j'avance. Chacun doit décider sa vie et la mienne, trop différente de celle des autres, surtout de ceux qui vivent auprès de moi, doit malgré tout, exister en liberté. 

Nos différences




J'existe en poésie.
Je partage la vie 
avec les autres en liberté.
Nos différences s'effacent.