Aujourd'hui ma bonne n'est pas arrivée chez moi et alors, tout devient plus difficile. Ma maison est en désordre et ça me fait du mal. Je ne marche pas tranquille ainsi. Malgré tout, je suis allée peindre chez ma mère et c'était très bien! Après, je suis allée prendre un café avec ma tante et j'étais heureuse de la voir et de bavarder avec elle. Elle m'aide à trouver d'autres perspectives pour regarder mes problèmes et me raconte les siens et ceux de ses patients. Trouver les explications psychologiques des problèmes est toujours une grosse aide. Je travaille mes émotions avec elle et aide ma famille à travailler les siennes. Je me questionne pourquoi un tel événement me frappe ou un tel commentaire et pas d'autres. Je me cherche dans ces réflexions pour mieux résoudre mes pas sur terre. C'est vrai que les rencontres en famille pour les fêtes juives sont très belles et en même temps, provoquent toujours des tremblements. Tout se secoue. Nos places envers notre judaïsme, ce que nous ne savons pas et aussi, nos places en famille. C'est une forte expérience que nos subissons deux fois par an. Il y a toujours des intrigues ici et là et des problèmes avec les places de chacun à table. Nous sommes des juifs mexicains arabes ou européens et nous savons peu de nos racines, des prières. Malgré les écoles juives de nos enfants, nous demeurons ignorants. On essaye, c'est tout. C'est évident que les fêtes nous questionnent car nous savons très peu sur notre identité, sur nos origines. L'aspect de la répétition nous aide à ne pas nous perdre. Et nous avons des rabbins partout dans la communauté, ils savent très peu aussi. Mon professeur de Bible, un rabbin moderne, lui il sait tout et m'aide à résoudre mes lacunes, mais je suis tellement loin encore de savoir ce que je dois savoir pour me comprendre, que parfois je désespère. Donc, comme je sais trop peu, je me soutiens avec ce que je trouve sur mon chemin. Par exemple, au temple ces jours pour recevoir la nouvelle année j'ai décidé de prier avec un livre de psaumes du roi David et c'était beau! Je ne sais pas prier, personne ne m' a montré le chemin car je suis femme. Mes frères savent le faire, pas moi. Je suis tellement spirituelle et je ne sais rien dans ce sens!, c'est dommage. Je reçois la Tora en chantant comme tout le monde, j'aime! Mais pour le reste, je ne sais rien. Les femmes bavardent. Les hommes chantent et prient. Maintenant les femmes deviennent de plus en plus religieuses et commencent aussi à prier. Mais je suis spirituelle moderne, ma place n'existe pas dans ma communauté. Les psaumes m'ont sauvée cette fois. C'était bien parce que je pratiquais ma lente lecture en hébreu et regardais la traduction de certains mots, après, je priais le psaume en espagnol pour le comprendre. En plus, je choisissais ceux qui m'intéressaient! Donc, ça a bien marché. J'espère que la prochaine année je saurais plus sur mon judaïsme dans tous les sens. C'est très important pour moi, pour mon identité, pour ma peinture et poésie. Peut-être aussi, je pourrai ainsi mieux aider les miens et tout le monde.
Aujourd'hui c'est la nouvelle année juive et hier nous l'avons reçue chez mon frère et son épouse. Après le diner, l'époux de ma nièce nous a fait des questions très spirituelles et on a fait une espèce de thérapie de groupe. Il nous demandait nos moments spirituels de l'année qui s'en allait et nos idées pour le futur. On était là une heure à partager nos intimités. C'était très intense. Aujourd'hui dans ma méditation du matin je n'arrêtais pas de pleurer. J'ai eu de très belles surprises et en même temps, je me suis sentie trop exposée. Je voulais courir chez moi et me cacher et pleurer sans arrêt. Mon chemin spirituel sur terre devient de plus en plus clair et il me fait subir des expériences difficiles à vivre. Je n'y peux rien. Tout est une déchirure parce que je ne peux pas arrêter d'être moi et de peindre mes femmes nues et ceci n'est pas permis dans ma religion mais je dois le faire et c'est une partie de mon chemin spirituel qui en plus est complètement juif, mais juif moderne avec une forte influence bouddhiste. Or je vis dans le sein d'une famille arabe juive et mexicaine traditionaliste qui me tolère. Mes nus leur posent des problèmes. Je n'y peux rien parce que je dois les faire, mais ça me déchire car je ne suis pas du tout acceptée et je me sens vraiment seule. En plus, j'ai trop de travail en ce moment et si j'essaye de partager mes angoisses les plus profondes, ça devient impossible de gérer car les autres au lieu de m'aider m'attaquent. Ils ne me comprennent guère. Donc, je fais mon travail en silence et j'essaye de ne pas les agacer avec celle que je suis. Ils m'aiment et m'appuient. En même temps je leur pose des problèmes partout. Comment soutenir mes idées avant-garde dans mon milieu? Ils veulent presque me cacher. Mes déchirures persistent, mais tout est bien et en réalité ma famille me soutient et fait possible que je fasse mon travail spirituel sur terre et de peinture et poésie. Peut-être un jour mes femmes nues changeront à autre chose, mais ça doit venir du dedans et si je peux les faire, je dois les faire car elles sont une partie importante de mon travail pour le moment. Par exemple, avant je dessinais des femmes nues dans mes ateliers de dessin, après, ce travail est fini pour moi, c'est comme ça. En ce moment, je peins aussi d'autres choses, des paysages, des fleurs, des lettres en hébreu qui sont une partie importante de mes méditations et peut-être qu'un jour, les femmes nues disparaîtront. Ce sont des processus et je les suivrai en silence. Ici et là mes luttes deviennent plus claires et je les ferai avec force et je surveillerai mes sèves pour les voir pousser peu à peu.
Aujourd'hui je suis allée à mon club très tôt pour un samedi, mais j'ai des tas de choses à faire. Je suis un peu plus triste que d'autres jours car je trouve que ma vie change trop vite et j'essaye de me tenir du passé mais ça ne marche plus. Je n'ai qu'à laisser que tout m'arrive et faire face à mon chemin sur terre. Je n'y peux rien. Tout est comme il le veut et je dois m'adapter, mais c'est trop fort pour moi. Ma spiritualité devient de plus en plus intense et je regarde mes relations bouger. En plus, j'ai trop de travail. Avant j'étais plus libre. Ce semestre tout bouge. Je pense qu'avec l'hébreu que j'ai commencé à étudier ça fait six mois, j'ai changé ma dynamique de travail qui devient encore plus forte. Mes amitiés ne tolèrent pas que je bouge ainsi et je souffre parce que je sais que je dois faire mon travail en silence et ça me fait du mal de perdre autant de relations. Mon père monte à facebook un dicton qui dit que les mains qui aident sont plus nobles que celles qui prient. C'est ce que tout le monde croit et c'est pour ça qu'on me rejette autant. On ne comprend guère mon travail de peinture et poésie et méditation. C'est triste parce que je crois qu'il ne s'agit pas de dire qui est plus noble. Il s'agit par contre d'accepter toute la beauté du monde et l'existence et le travail de tout être humain. Mais est-ce que je pourrai les changer? Pas du tout! Donc, j'envisage une existence de plus en plus difficile pour moi dans ce sens et surtout, incomprise. Du côté du travail spirituel, elle sera de plus en plus belle. J'espère que j'arriverai peu à peu à tout accepter, les rejets, ma solitude, le mépris constant de ma société matérialiste. J'ai trop de questions pour mes professeurs, comment je fais pour gérer tout ça? Qui va pouvoir soutenir mon travail isolé sur terre? Je ne peux plus penser à aucune exposition ou présentation de mes livres. C'est trop extérieur pour moi. Même pour la revue qui m'a publiée je ne peux plus travailler. C'est trop extérieur pour moi. C'est seulement ainsi dans mes blogs et mon Facebook que je peux me partager. Je n'aime pas que mes peintures demeurent chez moi. Seulement des petits cadeaux vont ici et là et se partagent physiquement. Mais c'est ça le travail spirituel et je suis désolée de comprendre que ça peut être trop difficile de l'accomplir, mais je dois le faire en silence, c'est tout. Chacun a sa mission et son travail sur terre. J'espère que malgré tout, la vie va m'appuyer et je pourrai me donner aux autres sans être rejetée. Certainement, je dois changer ma façon de peindre pour ne pas accumuler autant de toiles et de papiers. Mon neveu m'a dit qu'un peintre célèbre qu'il connaît brûlait les peintures qu'il n'aimait pas une fois par an. Moi je les aime toutes mais je n'ai pas de place pour tout garder. Donc, je dois trouver une solution dans ce sens. Je ne suis ni la première ni la dernière qui doit le faire et ça n'a rien à avoir avec la qualité des peintures. C'est une limitation physique de la planète, c'est tout. Je dois être patiente avec moi et comprendre peu à peu mes cartes de vie pour mieux m'accepter et me vivre.
Aujourd'hui je suis allée au club et après au docteur, finalement, après à mon café et tout s'est passé très bien. L'après-midi j'ai mangé chez moi, j'ai peint et écris mon poème du jour, j'ai chanté tout en peignant comme j'aime le faire mais je demeure triste car je dois me battre pour accomplir chaque petite chose et je suis fatiguée. Comme mon fils est chez moi, j'ai dû descendre mes peintures à l'huile pour pouvoir chanter. Mes huiles sont en haut et il n'aime pas mon chant car il fait ses choses. Il a le droit, mais je dois tout bouger à chaque pas. Il paraît que ce n'est rien mais l'huile salit tout et c'est pour ça que j'ai une chambre spéciale pour lui en haut. Bon, je ne dois pas me plaindre car j'ai pu peindre à l'huile! J'avais tellement envie! Mais je demeure triste car rien ne marche comme je le souhaite et personne ne me comprend. Donc, je me ferme parce que c'est trop fort d'être jugée tout le temps et je souffre. Ça devient de plus en plus difficile d'être. On ne peut même pas m'aider car on ne me comprend pas du tout. J'aime l'hébreu, mes racines sont là et je le travaille, mais il y a une sorte d'imposition extérieure de la langue que mes parents acceptent et ils rejettent mon français. C'est dur pour moi, en même temps, je ne trouve pas les chemins pour accéder à l'hébreu, belle langue de mon cœur, et réaliser les études qu'elle m'appelle à faire. Je passe de la patience de regarder sa beauté à l'impatience de ne pas pouvoir la dominer plus vite. Par exemple, on me donne l'opportunité de rentrer dans un groupe trop élevé pour moi. Je comprends presque tout mais je n'arrive pas à parler et ça me torture. J'ai aimé être là et faire les exercices chez moi. Ils étaient beaux, mais c'est trop de travail pour moi et je sens que j'embête le groupe car je ne peux pas parler et je dois le faire en espagnole. Dans le nouveau groupe je dois toujours travailler beaucoup pour atteindre le niveau, je peux mieux parler ce qu'on me demande, mais on n'a plus ces beaux devoirs, c'est triste. Les élèves s'en fiche des devoirs et ne les font pas, c'est mauvais pour moi, je les aime. C'est ce que j'aime le plus de ma nouvelle langue. J'aime quand nous sommes ensemble toutes les deux et elle m'élève, je ne peux pas l'expliquer très bien. Ce que je veux faire c'est l'étudier en silence, je sais que ce n'ai pas une très bonne idée et je dois me pousser et me développer en classe, mais quelle torture! On me pose des questions et on me fait lire en publique et je ne suis pas encore là. C'est vrai que c'était un peu pareil dans le cours intensif que j'ai pris en Jerusalem et à la fin j'ai atteint le niveau du reste, mais là j'étais seulement concentrée en ça, ici je dois faire tout le reste des choses que je fais chez moi et je souffre. Je veux plus de classes pour atteindre ce nouveau niveau et en même temps, ne plus rien faire, que c'est difficile! J'aimerais résoudre tous ces problèmes que me pose l'existence en ce moment. Je n'est pas les solutions, donc, je marche comme je peux et j'essaye même de ne plus penser à rien et de travailler pour avancer peu à peu,
Aujourd'hui j'ai eu ma classe de Bible et j'aime comprendre à chaque fois plus de l'histoire du judaïsme et de l'humanité à travers cette histoire. À la fin de la classe le professeur nous a parlé de l'union des textes bibliques avec la poésie. J'aime cette partie car je suis poète et je veux tout savoir dans ce sens. Je veux tout comprendre et enrichir mes processus sur terre, ma peinture et poésie. À chaque pas je me rends compte du savoir qui demeure fermé à mes yeux et de celui qu'en beauté m'est donné. Je sais maintenant que comme humains nous savons très peu. Il paraît que la vie est absolument différente pour tout être humain aujourd'hui et à travers l'histoire de l'humanité et dans un sens essentiel toujours la même. Le sens de l'existence demeure caché et il n'y a que vivre à chaque pas comme on le sait, comme on le peut. Croire en Dieu ou ne pas croire est une façon de vivre, mais aussi être un saint ou ne pas l'être et toutes les combinaisons possibles. Il y a des raisons pour soutenir toutes les actions et en fait, aucune explication, que des suppositions. C'est pour cela que je crois qu'il n'y a qu'une chose importante à faire, vivre le présent en beauté et aimer la vie comme elle vient pas à pas. Nous n'avons que chaque instant et c'est tout! Qu'est-ce le bien et qu'est-ce le mal? Une situation paraît bonne et peut devenir mauvaise en très peu de temps ou au contraire. Le monde change trop vite et on n'a plus rien qui nous soutienne. Mes méditations deviennent très fortes et importantes et je dois faire très attention à mes désirs, à mes rêves, à ce que je pense et j'imagine, à tout ce qui sort de mon être. Je fais donc des activités spirituelles toute la journée et je demeure auprès de mes livres, de mes peintures et mes poèmes. De tout ce que j'écris et je souhaite. J'essaye de partager peu ce que je vois car on ne comprend pas mon travail spirituel sur terre. Je sais que je dois me taire et devenir de plus en plus sage pour aider les autres surtout d'une façon virtuelle. Je comprends peu mais je sens intensément et du côté de la perception je comprends absolument tout et je me rends nue au service de la planète et de l'humanité sans plus rien questionner. Je veux seulement être en beauté et aider.
Aujourd'hui j'ai vécu en essayant de revenir vers mon centre car hier ma baignoire s'est débordée et l'eau était partout chez moi, un horrible cauchemars. Des gouttes d'eau tombaient du toit du premier étage et venaient de ma salle de bain. J'ai dû résoudre le débordement toute seule, bon, avec mon fils qui ne m'aide pas, au contraire. Heureusement, après sont arrivés mes parents. Ils sont partis à deux heures du matin et l'eau continuait à couler en petites gouttes. À quatre heures du matin ça s'arrêta et j'ai pu dormir tranquille jusqu'à huit heures. Je me suis réveillée et il fallait encore tout arranger. Sécher les espaces mouillés et réorganiser la maison. Après, j'ai fait mes méditations et je suis allée au café pour lire un peu. J'ai mangé avec mes parents et je suis allée visiter une amie qui a perdu son mari. Que la vie est difficile! Pourquoi avant je la vivais sans événements surprise? Comme si tout était attendu. J'avais à résoudre des problèmes tout le temps mais une structure énorme les soutenaient et tout le monde avait une solution pour moi. Ma sœur savait tout au sujet de mon fils et je pouvais demander ici et là tout ce que je voulais. Maintenant, il n'y a plus personne qui sache. Bon, tout le monde sait mais il n'y a aucune certitude et mes solutions de vie sont devenues très différentes, très spirituelles. En réalité, personne ne peut m'aider, je cherche mes solutions dans mon cœur et dans mes livres. Je suis fatiguée de tout, de mes réflexions et mes réalités et je ne veux que dormir. Hélas!, j'ai encore des tas de choses à faire. Il me faut résoudre mon quotidien et ordonner mes idées. J'espère que la vie me sera plus douce peu à peu.
Aujourd'hui je suis triste à nouveau car on ne me donne pas mes espaces et je souffre. Peut-être c'est trop de croire que je peux tout faire et je dois concentrer mes efforts, mais c'est injuste que les autres veulent toujours que j'élimine ma peinture, pourquoi? Et j'ai trop de cours et d'espaces que je dois réorganiser, je le sais. Ce n'est pas facile mais je suis mes rêves et j'arrange tout pour faire face aux nouvelles demandes de mon existence. Je ne comprends pas très bien ce qui m'arrive en ce moment, la chaos me domine. Je redeviens tranquille et puis tout se bouleverse à nouveau. Quoi faire? Rien n'est évident sur nos chemins sur terre et il nous faut trouver des solutions pas à pas. Aujourd'hui j'étais très heureuse de reprendre mes lectures chez moi le matin avant d'aller peindre chez ma mère. J'ai révisé un livre de peinture et j'ai fini celui de Cartier-Bresson et commencé un roman magnifique d'une mexicaine. Ça me fait du bien car j'ai quelques livres comme celui-là que j'ai acheté à mon professeur de poésie et que je n'avais pas pu lire. De Cartier-Bresson j'ai aimé qu'à la fin de ses jours il a revenu vers le dessin en se faisant plusieurs autoportraits et il est devenu bouddhiste. Donc au lieu de faire ses photos comme tueur derrière ses proies, il dit qu'il est devenu végétarien comme photographe. J'ai aimé cette idée, il prend les photographes dans une quiétude différente. Je crois que nos tendances et nos formes de vie se reflètent directement en ce que l'on fait au niveau de l'art et dans mon cas aussi de la poésie. En ce moment je bouge dans plusieurs sens et l'hébreu prend un papier centrale dans mes rêves et mes façons d'approcher mon existence. Tout ce que je fais est là et continuera avec moi, mais mes méditations avec les lettres en hébreu me poussent vers la langue. Je veux la découvrir et la pénétrer. Dès son essence, j'arriverai plus près de la mienne et tout sera uni en harmonie, je le sais.
Aujourd'hui je suis vraiment inquiète car j'ai commencé mes classes d'hébreu et le niveau est loin de moi. J'essaye de me pousser mais là vraiment je ne sais plus expliquer ce qui m'arrive et pourquoi j'ai besoin de l'hébreu. C'est à cause de mon travail de peinture et poésie et de mon travail spirituel sur terre. Personne ne peut me comprendre et je suis trop triste. Comment expliquer mon rêve magique qui me pousse dans ce sens? Et je vois la distance qui me sépare des autres et je ne sais plus comment m'y prendre. Le cours est intensif et il paraît qu'il est fait pour moi, en même temps il est trop loin de moi, comment l'atteindre? En plus, je dois travailler avec les ordinateurs et je ne sais rien de rien dans ce sens. Seulement je sais qu'ils me posent des problèmes. Mon âge me fait m'effondre. Je suis fatiguée en générale et tout à fait fatiguée de sentir que personne ne puisse me comprendre. Pour tout le monde l'hébreu est une ordure. Le français c'est bien parce que c'est très élevé et en même temps on me voit de côté si he le parle, je dois presque le lire et l'écrire en secret. Ce ne sont pas mes raisons pour travailler ces deux langues. Elles sont mon identité et maintenant l'hébreu me brûle dedans. Je peux prendre une leçon par semaine, je n'arriverai nulle part comme ça! Donc je veux l'intensif qui me pose trop de problèmes et tout le monde s'étonne, personne ne me comprend et on m'attaque de tous les côtés. Je ne sais plus si j'ai la force de ceci. En plus, maintenant je comprends que ceux qui ne me comprennent pas m'envoient leurs mauvais désirs, je ressens leur énergie négative en moi. Eux ils ne se rendent pas compte et ils ne le font pas exprès, mais moi je le sens et ils me cassent. Mon travail spirituel me fait sensible à tout ça. Mes chemins sont trop difficiles en ce moment et je ne trouve pas les solutions. C'est tout à fait bizarre tout ce qui m'arrive et il y a peut-être une différence trop importante entre le monde matériel et le spirituel. Que peux-je faire? J'avance trop vite dans mon travail spirituel et les distances entre ces mondes deviennent impossibles de gérer. J'ai l'impression que tout peut exploser à chaque instant et les forces me quittent. Je veux ordonner mes idées et marcher autrement car je vois que ce n'est pas seulement ce que je rêve ce qui me fera atteindre mes buts, il y a trop de limitations physiques sur terre et aussi des énergies des autres qui sans conscience s'interposent dans mon chemin. J'aimerais avoir continué mon travail avec l'hébreu toute seule à Jerusalem et après, revenir chez moi pour gérer toutes ces horribles énergies croisées qui m'attaquent. Ce n'est pas possible, c'est méchant ce qui m'arrive et en plus, mettre en évidence à chaque instant mon âge et mon manque de développement technologique pour atteindre mes buts. Je suis coincée car il s'agit de l'université où travaillent mes parents et tout le monde va me pousser pour que je réussisse. À nouveau, les énergies dans l'autre sens m'attaquent, commente peux-je être ainsi? Est-ce qu'on peut échapper à tout ça? C'est vraiment énorme et insupportable! Sartre avait raison car il disait que l'enfer c'est les autres, mais il disait que c'est à nous de casser l'enfer et ne plus être dominés par ces énergies croisées qui ne nous laissent pas être. Bref, j'espère y parvenir!
Ce lundi je me suis réveillée tôt pour profiter de ma journée et je trouve que je suis plus tranquille ainsi. Ce que je n'aime pas c'est que je me fatigue un peu plus vite. Par exemple, en ce moment, j'aimerais m'endormir et il me manque encore quatre heures de travail. Ce n'est pas évident. J'espère que peu à peu je pourrais profiter de mon temps et être plus reposée. Je suis heureuse car j'ai déjà tout fait et j'aurai encore plus de temps pour lire mes beaux livres d'art. J'ai déjà lu mon roman de Stendhal et mon livre de cabale, que j'aime lire! J'espère pouvoir étudier un peu mon hébreu aussi. Je me détache ainsi plus facilement des idées fixes qui me chassent et me font du mal. Un catégorie pour moi n'existe pas. En ce moment je travaille et le manque des expositions et présentations de mes livres constantes que j'avais avant, me fait sentir sans aucune structure derrière moi. Selon les bouddhiste ceci est très désirable pour pousser l'évolution de l'âme. Dans un quotidien c'est difficile à vivre. La liberté qui me vie je dois la payer de plusieurs façons. On me méprise constamment et o m'envie. Je deviens triste et souvent, ça me paralyse. Le manque d'acceptation extérieure se paye à chaque pas. L'envie des autres me brûle. Je n'ai pas le choix, je dois suivre mon chemin et les autres ne se rendent pas compte de ce que je paye en tout moment et m'attaquent de plusieurs façons. Je n'y peux rien. Je les aime et j'attends que leur envie passe pour continuer notre relation en paix. C'est vrai que ce n'est pas que de l'envie, ils essayent de me comprendre et comme ils ne peuvent pas, ils m'attaquent tout en essayant de me faire changer de chemin, le mien les dérange. Je lis donc sur les mystiques et il y en a beaucoup qui habitent la terre dans un mysticisme solitaire qui ne rentre pas en conflit avec les traditions et alors, ne se fait jamais publique. Comme je rentre en conflit constant avec mes proches pour ma philosophie de vie, j'espère qu'ainsi ce qui sortira ver l'extérieur sera normalement reçu. Le jeu est là parce que les autres aiment mon énergie et ma personnalité, en même temps, trop souvent, sans me rendre compte, je deviens leur miroir et ils m'attaquent. Peut- être j'arriverai à adoucir ce miroir et nous serons tous contents. Je dois devenir plus consciente de ce que je fais sans le vouloir. Je suis suis que mon miroir les aide beaucoup mais peut-être on n'aime jamais nos images au miroir. Peut-être on attend une terre avant-garde, libre de miroirs et ma peinture et poésie deviendra baume de conscience douce. Je travaille pour que ceci m'arrive un jour et on me libère en amour.
Aujourd'hui une énergie différente m'emporte dès le matin. Je me sens plus libre, mais nostalgique. Je souffre la douleur de la planète et je ne sais plus où m'enfuir. J'aimerais autre chose pour l'humanité. Pourquoi si on peut saisir les étoiles on doit toucher les portes de l'enfer? Je ne veux plus de pièges ni de masques, ni de trahisons. J'aimerais circuler dans un morceau de terre purifié et en même temps je veux que tout le monde s'élève. Je ne crois pas, non! On ne doit pas vivre l'enfer pour faire nos travaux sur terre. La clarté est possible dans tous les niveaux. Mais pas une clarté rigide et intolérante, une clarté neuve, une clarté magique capable d'accepter et de vivre l'essence de l'amour de l'humanité. Je trouve que nous avons peur de vivre notre essence. Nous avons peur d'abandonner les masques qui nous protègent de notre nudité car c'est un risque. Où est donc notre nu paradis? Qu'est-ce que nous pouvons vraiment contre le mal? Je ne veux que vivre dans le cœur de la créativité, de peinture et poésie. Ça existe, je le sens, je le sais, une vie différente, dans l'essence de l'univers. Je pénètre mes études avec plus de force et je continue mes pas sur terre en cherchant ce rêve de paix et de bonheur pour l'humanité. Ma tante me dit, je choisis de croire en Dieu et dans la magie de la vie. D'autres ne choisissent pas ceci et des deux côtés il y a des saints et des démons. Hier dans le cours que j'ai pris sur le bien et le mal dans la Bible, on parlait de ça et de toutes les étapes qu'a vécu l'humanité dans ses idées et dans son cœur dans ce sens. Le professeur nous expliquait les différentes conceptions du bien et du mal. On choisit ou on ne choisit pas notre destin? Où se trouve notre volonté? C'est vraiment complexe mais c'est très intéressant de connaître les idées dominantes de l'humanité dès son origine pour s'approcher des propres idées, du moins, plus ou moins. Quand je deviens trop naïve, ou trop abusée par ma réalité dans plusieurs sens, je me soulage dans ma peinture et poésie et je ne me pose plus de questions qui demeurent sans réponses. Ce processus m'aide à approcher mon essence en beauté, libre de douleur.
Aujourd'hui je suis allée avec mes parents au musée et on n'a pas pu rentrer. Il y avait trop de monde. On a essayé d'aller à un autre qui est près et on avait déjà vu les expositions. Donc, on n'a rien vu mais on était heureux car on bavardait et on est allé manger dans un restaurant qu'on aime. Maintenant je suis chez moi et après j'irai chez ma sœur qui habite en face pour partager un moment agréable en famille et dire adieu à mes nièces qui partiront dans un voyage pour un an. Je me sens mieux aujourd'hui du décalage. C'est incroyable! Ce jeudi j'étais encore à Jerusalem. Trois semaines là-bas et ça c'est trop vite passé. Maintenant, tout me manque, l'université, mes amis, l'hotel, les paysages, la mer morte et le kotel. Je me réveillais à 5 heures et demi pour méditer et pouvoir avoir le temps d'étudier et de faire toutes mes activités quotidiennes et même ça, me manque. Ici, je reviens vers mes horaires et ça me fait du bien. J'essaye de revenir à tous mes devoirs ici, à mon fils et mes classes. Ce voyage m'a aidé beaucoup, il m'a donné de la paix. Je suis plus tranquille qu'hier et une nouvelle foi m'accompagne. Je travaille et organise mes activités pour franchir mes rêves et me donner aux autres en amour. Hier j'ai peint à l'huile car là-bas, je ne pouvais pas le faire. Mais j'étais un peu fâchée avec le matériel car il me salit les mains et mes gants étaient cassés. Je perdais la patience et je voulais déjà finir mon tableau. Il n'avait pas la faute, mais j'étais fâchée. En plus, je me fâche des peintures qui ne veulent pas sortir de leurs tubes. À l'aquarelle dans ce sens rien de ceci n'arrive. Mais j'aime aussi peindre à l'huile, donc, je dois me calmer et être plus patiente. Quand je peins, je veux dire vite et avec force et je déteste avoir à attendre à cause des restrictions du matériel. Je n'ai qu'à mieux m'organiser pour ouvrir peu à peu ces restrictions. Tout est une question d'ordre. Je travaille ainsi ma patience. Ce monde matériel a ses restrictions et il nous faut vivre avec. Souvent, mon énergie déborde. Je dois alors revenir vers mon centre et vers mes procédés. Les chemins sont longs sur terre et de toutes les couleurs. Il nous faut les rêver plus libres et fluides à chaque pas, plus calmes et équilibrés. Dans un arc en ciel de couleurs doux et harmonisées qui deviennent dorées dans le cœur patient de l'humanité.
Je suis finalement chez moi! Je suis tout à fait heureuse et je remercie d'avoir pu faire ce voyage et de retourner chez moi. Les miens et ma terre me manquaient. En plus, j'ai reçu un beau livre que j'avais commandé avant les vacances et je suis prête pour commencer à le lire. Mes affaires sont en ordre et je peux reprendre mon quotidien chez moi en paix. J'ai vécu de belles histoires pour partager. En plus, j'ai eu le merveilleux cadeau de prendre un café avec mes nièces et bavarder avec elles comme dans notre petite classe de peinture. Elles sont jeunes et belles, magnifiques! Sur le point de commencer leurs découvertes de leurs chemins indépendants sur terre. Nous avons donc bavardé de tous les sujets des voyages et des langues. J'ai aimé connaitre leurs point de vu de vie, leurs perspectives ici et là. J'ai acheté une petite cloche pour la fille d'une de mes nièces qui est déjà mariée. Elle était enchantée avec son petit cadeau. Elle appelait tout le monde avec sa petite cloche et donnait des ordres. Malheureusement, le sommeil m'attaque en ce moment. Mais je sais que c'est de mieux dormir pendant la nuit. Hélas!, mes yeux se ferment et je suis épuisais. J'espère que ça me fera du bien de diner chez mes parents pour essayer de dormir le plus tard possible. Á bientôt!
Aujourd'hui c'est ma dernière journée en Israel et je suis heureuse car j'ai déjà eu mon examen final d'hébreu et je n'ai qu'à faire mes valises et partir! J'ai décidé de prendre un petit café avant de partir dans le café en face de l'université. Qu'il est délicieux! En plus, je profite pour écrire et me détendre. Je suis heureuse de retourner chez moi vers mon pays, vers les miens, vers mon fils! Mes nièces partent pour un long voyage d'un an et demain on va bavarder ensemble avant qu'elles prennent leur nouveau chemin. Ma classe ici m'a reçu merveilleusement et aujourd'hui j'ai échangé mon adresse pour m'écrire avec mes nouveaux amis. Je me sentais tellement différente car j'ai le double de leur âge et ils m'ont accueilli comme une d'entre eux comme di de rien n'était. Souvent c'est nous ceux qui font des problèmes à cause de nos peurs et les autres en réalité, nous aiment. Je dois travailler sur ce point car en général je suis ouverte et amoureuse et je souffre par ce que je me sais différente et je me fais de soucis là où il n'y a rien à craindre. Mon histoire m'a montré que parfois oui, il y a des gens méchants ou qui veulent profiter et se moquer de moi. Mais il s'agit seulement de quelques uns. Je ne dois pas avoir peur ni me fermer à cause de cela. Ici j'ai connu des gens très amicales et bienveillants, je les ai aimé. L'espace de l'université est magique. Ici tout le monde est différent. Il y a de tout, des religieux juives et arabes de tout le monde. J'ai fini mon examen et j'ai retrouvé une brésilienne religieuse juive à la sortie. Elle m'a parlé de son intérêt pour l'hébreu. Chacun a ses raisons. Nous avons tous des souhaits communs autour de la langue. Je vous avoir cette langue en moi, elle est une partie importante de mon identité. Je souffre de quitter ma petite vie ici. Tous les gens sont devenus spécialement aimables avec moi. Ils m'aident. Avec mes petits mots en hébreu, ils m'expliquent tout! Ça me fait du bien, je ne suis plus une étrangère ici! Jerusalem m'ouvre son cœur et son hétérogénéité, mais je dois partir. Elle reste en moi. J'espère pouvoir revenir et dire tout ce que j'ai à dire dans toutes mes langues, dans toutes mes identités.
J'essaye d'organiser ma journée du mieux que je peux car j'ai examen demain et je ferme mon voyage en Jerusalem donc j'ai du faire une petite chanson en hébreu avec un copain. Les temps sont trop courts et je veux bien fermer tout ce que j'ai à faire par ici. Il faut aussi acheter les petits cadeaux pour la famille et amies. Je pense à tout ce que je n'ai pas eu le temps de faire et bon, j'espère pouvoir revenir un jour. J'avais plusieurs idées comme finir d'apprendre l'hébreu, mais peut-être je le ferai chez moi. Mais peut-être je peux revenir pour le pratiquer. Je ne sais pas. C'est quand même loin de chez moi. Un de mes copains de classe finit le cours comme moi car il s'en va neuf moi vers le désert. J'étais à la mer morte le week-end et je pensais à lui. Que le désert est intense! Je ne sais pas comment il fera après pour retourner vers une vie moderne, peut-être il ne le fera pas, il restera dans le désert. C'est bizarre car on n'a pas bavardé avant et comme on a à faire un travail ensemble donc j'ai su qu'il aime la cabale et le bouddhisme comme moi et il médite. On a parlé des espaces pour nous juives et bouddhistes dans notre philosophie de vie. Je lui avais dit l'autre jour que dans le désert il n'y a que méditation, par contre, avec le bruit de nos vies modernes, on doit faire des tas de choses pour échapper l'existence terrestre. Là, on n'a qu'à vivre et le sens de tout devient clair. Je crois que les questions disparaissent. Je serais très intéressée de savoir ce que sentira mon copain et ce qu'il décidera de faire après son expérience et pourquoi. Je lui ai dit que s'il décide de faire une communauté avec les gens comme nous, qu'il m'appelle. Mais en fait, pour moi ce n'ai plus ça, c'est ce que je fais et comme je le fais et je dois demeurer auprès de mon fils et de ma famille et de ma mission qui est exactement où je suis, même si je souffre ces manques et d'autres. J'ai vingt ans de plus que lui. Lui il est en pleine recherche ouverte et il va tout essayer avant de prendre ses décisions. Moi je les ai déjà pris. Bon, tout peut changer, on ne sais jamais mais, du moins pas motiver par mes actions qui marches du côté de peinture et poésie et ma famille. Je crois que c'est intéressant de faire toutes ses rencontres pour affirmer mes valeurs et mes décisions.
Aujourd'hui je suis heureuse car j'ai trouvé un café magnifique qui ouvre les samedis! Il est juste en face de l'université et très près de mon hotel. Tout est fermé les samedis et ici est tout le monde, mais c'est tranquille et je travaille très bien. Je suis heureuse car toute la journée à l'hotel me fait du mal. J'ai besoin de marcher un petit peu et de l'air pour mieux me concentrer. Ici, tout le monde fait de même et il y a aussi quelques familles. L'apès-midi je peindrai et j'écrirai à l'hotel, je chanterai et je lirai. Mon voyage fini cette semaine. C'est dommage! Je veux bien voir mon fils et ma famille, tous me manquent beaucoup, mais tout ce que j'ai vécu par ici me manquera. Je suis une autre. Je suis plus claire et plus mûre pour faire ma mission sur terre. Je connais mes manques et je leur fais face. J'ai résolu tous les problèmes que j'ai eu. J'avais tellement peur! Je me sentais comme une étrangère qui ne sais rien de rien et la vitesse des israéliens me faisait du mal. Maintenant j'arrive à me communiquer avec eux et ils sont enchantés de m'aider. Je me sens accueillie. Je vois que les autres étudiants ont aussi leurs manques et sont aussi perdus que moi. En général, ils ont vingt ans moins que moi mais on m'accepte comme si j'avais leur âge. Il n'y a personne avec un enfant par ici. Quelle étape de vie la leur! Tout est ouvert et le monde est une terre pour tout essayer. À cet âge il n'y a encore aucune vrai perte ou un échouage, il n'y a que des rêves sans restrictions. Que c'est beau! Pour moi c'est chouette de revenir à cette étape et me faire de nouveaux rêves pour accomplir. C'est magnifique de déjà connaître mes manques et les accepter. C'est génial d'avoir déjà choisi mon chemin et de savoir des trous noirs que je ne dois plus confondre avec mes vrais désirs. Par exemple, je ne savais pas qu'on pouvait avoir une double moralité et me raconter une histoire, l'avouer, la défendre même et faire exactement le contraire! C'est horrible mais c'est ainsi. Je ne savais pas qu'on pouvait agir ainsi pour le bien de l'autre ou pour le noyer. Il y a d'autres langues dans le monde. Celles qui ne sont pas parlées clairement et il faut les connaitre pour ne pas tomber dans les pièges de l'existence sur terre. C'est compliqué mais c'est ainsi. Pour moi c'est vraiment difficile d'être moi dans ce monde et je trouve peu à peu mes chemins pour dire, pour exprimer celle que je suis. aussi magique et différente dans un monde aussi carré et fermé. Peut-être que comme Picasso, je demeure la jeune fille éternelle qui n'arrête jamais de jouer dans un monde d'adultes qui me frappe. Ainsi, c'est évident que je suis heureuse ici avec mes amis de vingt ans! C'est évident que je souffre de partir. Mais tout ce que j'ai vu et vécu ici demeure dans mon cœur et je suis prête pour faire face à mes nouvelles épreuves sur terre.
Aujourd'hui la semaine est finie à l'université et j'étais tellement heureuse car l'hébreu que j'apprends est trop difficile. C'est vraiment fatigant de suivre les classes! Aujourd'hui par exemple, le professeur a expliqué cinq verbes et leur conjugaison en cinq minutes et puis toute l'heure il nous a fait faire des exercices. J'était absolument perdue et quand il voulait que je réponde, je lui ai dit que non. J'étais soulagée que sa classe soit finie et après, j'ai tout compris et pratiqué. Que c'est angoissant de se perdre! Heureusement normalement je participe tout le temps et je comprends la majorité des choses. Si on a des doutes, c'est presque impossible de les résoudre en classe. On ne peut même pas demander au compagnon d'à côté. C'est vraiment stressant. À part ça, les jeux par couples sont magnifiques et on absorbe une quantité impressionnante d'information en jouant. Ma classe et ses élèves et professeurs vont me manquer. Le temps ensemble est intense et très intéressant. En plus, j'ai l'angoisse de reprendre ma vie au Mexique et d'intégrer l'hébreu pour ne pas le perdre et continuer son développement. De toutes façons, il me reste quatre jours de classes et je dois étudier beaucoup le week-end pour fermer bien mon cours. Tout s'est passé trop vite. J'ai eu du mal a m'adapter et maintenant que je suis à l'aise, je dois partir. C'est trop triste. Cette expérience a été forte et stimulante. Comment s'apaiser et revenir vers mon quotidien? Normalement, ces expériences nous font bouger énormément. Et oui, mon cœur est bouleversé. Qui me fait cette expérience? Toujours la même et tout à fait une autre en même temps! Mon essence s'éclaire. Mon travail sur terre me demande plus de travail et plus de force en tout ce que je fais. Le temps s'envole. Je suis une autre que ma première fois ici. Femme mûre, mes chemins m'appellent. Mon premier voyage à dix neuf ans a été tout à fait différent. Le monde s'ouvrait à moi et je ne faisais que vivre sans aucune préoccupation. Maintenant, que du travail! Et il n'y a rien de solide en moi, que du travail! C'est la seule chose qui est claire dans mon chemin. Le reste est plutôt incompréhensible et il n'y a que ce qui nous donne la vie mûre, l'histoire de nos pertes et nos bonheurs. La douleur est là. Mais aussi, toujours l'espoir d'accomplir mes rêves de peinture et poésie, d'études et développement dans tous les sens. Tout en attendant qu'en fin le chemin soit plus doux et que la douleur que je porte disparaisse. Mais pour le moment, je profiterai de mon beau temps ici et on verra pour le reste.