Aujourd'hui je suis allée au club et j'ai aimé ma méditation en marchant et en nageant. Après, j'ai fait mon yoga et mes méditations plus profondes. Le temps était fraîche, délicieux! Après, je suis revenue chez moi pour peindre et écrire. J'ai mangé et j'irai au théâtre avec une amie. Je croyais que j'allais rester tout le week-end seule et il paraît que c'est autrement. J'étais un peu angoissée car je perds ici et là des amies de toute la vie à cause du manque de temps, mais aussi, car je suis plus dédiée à mes études et mon travail et je deviens trop différente pour elles. Je n'y peux rien, mais c'est triste. En plus, j'ai eu des problèmes à la maison avec des travailleurs qui m'arrangeaient des choses et j'ai eu peur. Il paraît que tout sur terre est un miracle pour les humains. Nous sommes trop vulnérables et je pleure de peur. Je m'abandonne à Dieu. Il est évident que tout dépend de sa force et de ce qu'il veut de nous. Je chante plus fort et je deviens consciente de l'existence éphémère. J'ai aussi perdu des amis qui sont tombés malades et ne peuvent plus avoir une vie normale. Je n'ai plus de mari ni de famille politique. Les pertes dans ma vie sont déjà importantes et je n'ai que quarante cinq ans! Donc, si nous dépendons dans tous les sens de Dieu, à quoi bon avoir peur? Il vaut mieux savoir qu'on n'a rien en réalité. C'est trop dur de le savoir et dès que je me lève maintenant, je n'arrête plus de prier et de méditer. Je fais mes exercices de respiration pour mon chant et ma vie devient un rêve éphémère. Je pleure dedans, mais je n'ai plus de larmes car je n'ai même plus le temps de pleurer. Je dois tout simplement être et m'abandonner aux désirs divins tout en priant, tout en lui demandant ce que j'aimerais pour l'humanité. Je nous veux libres, je veux pour nous une existence différente. Je sais qu'elle est possible de la même façon que le mauvais est possible, pourquoi pas? Je suis fatiguée de la violence et des problèmes qui semblent éternels. Mais un jour, ils peuvent finir. Un jour, l'existence sur terre peut devenir différente, l'envie des hommes et les guerres peuvent disparaître, pourquoi pas? Moi je croyais que l'envie n'existait plus car je ne la sens pas, mais après, on m'a démontré le contraire et j'ai souffert car je ne pouvais pas croire qu'un ami puisse désirer du mauvais pour moi. J'ai aussi compris que les autres n'arrivent pas à contrôler ce sentiment, pas encore et d'une certaine façon ce n'est pas de leur faute. Je m'éloigne de ceux qui m'ont trahi car ils me détruisent sans le vouloir et je les pardonne mais ma vie a changé complètement avec ces expériences. Je dois être plus en moi et méditer pour eux pour les aider. Je les aime et un jour on pourra s'aimer sans bornes dans une autre dimension de l'existence, libre de dualités.
Aujourd'hui je suis allée au club et j'étais très heureuse car je n'avais pas pu y aller. Je pensais aller à la banque à mon retour et j'ai oublié de le faire. C'est dommage et en même temps, je suis contente car j'ai eu plus de temps pour étudier et lire dans mon café. Je suis contente aussi car mon fils est content et se développe très bien. Je le vois mûrir et atteindre ses rêves. Il est grand, il est beau et il est libre! Je le veux libre, pas comme moi, toute enfermée el maltraitée. Parfois je crois qu'enfin on me laissera travailler en paix, mais ce n'est pas le cas. De toutes façons, malgré tout, je me bats pas à pas et je survis tous les jours de ma vie. Je travaille en silence et tout en trouvant toutes sortes de stratégies por pouvoir continuer mon travail sur terre. Un travail considéré inutile et comme femme seule dans un monde d'hommes, tout devient presque impossible. Mais heureusement, il y a un presque, un petit trou de rien pour que je puisse respirer et continuer mes luttes. Le matin, pendant que je nageais, j'essayais de justifier mon existence jusqu'à un âge élevé. Je crois que la raison plus claire est: pour être là pour mon fils. Maintenant, il n'a même plus besoin de moi, c'est juste un petit peu mais je dois être ici pour lui, pour ce petit peu. Pour faire mon travail, en réalité, je sais que je continuerai d'aider la terre dans l'autre dimension, je crois que c'est comme ça. Du point de vue de l'œuvre physique, je suis tout à fait satisfaite avec son chemin et c'est elle qui doit décider ce qu'elle veut de moi. De mon côté, j'ai trouvé mes solutions. Le reste c'est la développer tout en jouant avec toutes sortes d'éléments créatifs. Ma vie dépend dans ce sens de ses décisions. Mais pour mon fils, je veux être là et vieillir à ses côtés et auprès de sa famille, de ma descendance. Je trouve que c'est mon devoir. Du côté de l'œuvre c'est tout autre chose. Je l'aime, elle est moi et je vis pour elle, mais c'est comme mon cœur, nous sommes pleines en tout moment. Avant, j'étais désespérée pour l'allumer. Maintenant, elle est là! Elle est magique et merveilleuse et oui, le temps la rend plus solide, elle est mon miroir. Je ne dois plus courir pour la découvrir mais si je suis ici un jour de plus, je me dois à elle, à Dieu et ça veut dire que je dois travailler très fort, malgré tous les empêchements.
Aujourd'hui je suis allée à ma classe de Bible et je suis tout à fait heureuse car elle me manquait horriblement. Comment dire? Tout est beau sur terre, mais quand on a vécu une expérience que l'on aime, on ne peut pas s'arrêter de vouloir la vivre à nouveau tout le temps. Donc, je suis contente, même si j'ai un peu peur car je dois intégrer tout ce que je fais et j'aurai encore plus de travail à faire. J'essaye de mieux m'organiser pour tout accomplir, mais ce n'est pas évident. En plus, mon fils décolle de plus en plus et je demeure toute seule et remplie de travail. Quand je le vois un petit moment ici et là, je suis très heureuse. Ces moments deviennent de plus en plus rares. Bon, je ne peux pas me plaindre parce que je le vois tous les jours car nous habitons ensemble! La prochaine année, il partira dans un voyage de fin de cours pour un an. Je dois donc me préparer peu à peu pour le vide qu'il me laissera. Je sais m'occuper dans mes choses, mais la différence sera importante. J'espère l'avoir bien élevé pour son voyage et j'espère qu'il voudra revenir habiter ici, en famille, comme nous sommes habitués à le faire dans ma communauté. On verra. Il va décider son chemin sur terre peu à peu. Je suis tranquille et fière de lui en ce moment et bon, je devrai gérer comme toutes les mères, le départ de nos enfants et leur indépendance. Je développe toutes mes activités pas à pas et elles deviennent de plus en plus belles, mais elles doivent devenir de plus en plus indépendantes de l'avis des autres, même du mien. L'œuvre doit être indépendante. Après mon divorce, j'ai dû renouveler mon projet de vie. Et maintenant, je dois le faire de plus en plus fort pour qu'il me soutienne dans ma nouvelle étape plus indépendante. Heureusement, j'ai un très beau projet de vie. Ma sœur est mariée et elle travaille dans une optique et comme volontaire dans l'école de ses enfants. Comme ils grandissent, ce projet finira et elle aura cinquante ans en ce moment, elle doit chercher quelque chose pour remplir ce trou et c'est ainsi pour toutes les femmes. Par contre, pour les hommes, c'est différent. Pour eux, il y a un vide mais leurs activités dépendent de façon marginale des enfants. Les femmes travaillent, mais les hommes, du moins au Mexique, rentrent très peu dans la formation quotidienne des enfants en termes de temps. Leur influence est forte et déterminante, mais c'est encore les femmes celles qui sont là en tout moment pour eux. Je suis très heureuse d'avoir pu être là pour mon fils en tout moment et je sais que le temps est venu pour reprendre une vie plus indépendante. C'est dur d'avoir à le faire sans couple, mais je suis pleine avec mes méditations et ma peinture et poésie et je ne veux rien d'autre. Mon travail est trop demandant et je dois être pour lui ainsi. Je n'avais aucune idée que celui-ci serait mon destin, mais je l'accepte et je le reçois en paix et avec un gros sourire aux lèvres.
Aujourd'hui je suis allée au musée avec mes parents et on a vu une exposition de la violence transmisse à travers une peinture expressionniste de l'auteur. C'était une expérience frappante pour moi. Je trouve que parfois l'expressionnisme peut rendre compte des réalités avec plus de force que le réalisme. J'étais contente avec mes parents et on est allé manger ensemble après. Mon fils allait venir avec nous et il n'est pas venu car il était trop fatigué. C'est dommage. Il est de plus en plus avec ses copains et c'est normal, mais il me manque. Après je suis allée prendre un café avec une amie du lycée et on a bavardé pendant trois heures, c'était très bien et l'après-midi était très belle. Mais j'ai du travail à faire et maintenant c'est un peu tard. Je vais essayer de me dépêcher pour finir mes activités du dimanche. Je sais que je vais m'organiser pour les accomplir, mais un étrange poids me remplit d'angoisse, comme si je ne les faisais pas trop vite, elles allaient s'effondrer. J'ai trop de travail en général et personne ne comprend les demandes qui me font agir et si je les partage, c'est pire. Je sais que je ferai mieux de me taire, mais je n'arrive pas vraiment à le faire car quoi que je dise, c'est trop bizarre pour les autres. On ne me laisse pas être qui je suis et j'aime mes activités et celle que je suis. J'ai peur car si je deviens trop bizarre pour eux, on va me causer des problèmes de toutes sortes. Avant je partageais plus avec mes personnages de vie, maintenant, on ne me suit plus en général et c'est dur car on me ferme les portes ici et là. Si je veux les portes ouvertes, je dois me taire plus, encore plus. Comment faire? Je n'arrive pas à le faire car je crois qu'il y aura toujours quelque chose de bizarre ou de différent en ce que je dis et ce que je fais et celle que je suis. Je suis désolée. Je ferai ce que je peux pas à pas. Peut-être demain j'arriverai à parler en liberté sans m'inquiéter des résultats car en fait, comme femme divorcée, peintre et poète, on ne me comprendra jamais et mon sort dépend de mes bonnes étoiles. Je deviens ainsi de plus en plus vulnérable. Du moins, j'arrêterai de me mépriser pour avoir dit ceci et cela et je ferai ce que je voudrai car de toute façon on va m'envier et me mépriser. Quoi que je fasse est méprisable, donc je ferai ce que je voudrai sans avoir des soucis. J'espère qu'ainsi, j'arriverai à mieux vivre.
Aujourd'hui je suis revenue de mon petit voyage au Tepozteco. J'ai aimé aller vers ma montagne et vers mon silence. Cette fois j'ai dû faire mes réservations à plusieurs reprises avant de pouvoir y aller. Ce n'est pas évident. J'ai plein de choses à faire. J'y vais pour une nuit mais ça devient très important pour moi. C'est dommage que mes parents soient plutôt contre mon petit voyage de rien pour eux et de beaucoup pour moi. C'est ainsi dans des tas de sujets ici et là. Maintenant c'est plus difficile de les avoir contents. Ils deviennent plus vieux et moi aussi. Je ne peux plus faire tout pour leur plaire. Heureusement, on a beaucoup de points de vu en commun, mais c'est impossible d'être d'accord en tout. Malheureusement, pour eux, il n'y a pas de repos. Ici et là, ils se battent pour annuler mes projets quand ils ne sont pas d'accord avec quelque chose que je fais. C'est vraiment difficile d'être différent chez moi et en même temps, c'est encore possible et ce que nous partageons est très important, donc, malgré tout, on demeure ensemble. Parfois je pense que notre relation deviendra de plus en plus compliquée. Après, une nouvelle foi m'habite et je trouve de nouveaux chemins pour survivre leur domination exagérée. Comment faire pour avoir le cœur libre et heureux malgré leur domination et les problèmes de toutes sortes de l'humanité, de la vie dans cette planète? J'essaye de trouver de nouvelles solutions pas à pas et la vie m'étrangle dans plusieurs sens. Mais je persiste, c'est ça la vie d'artiste. Leurs messages me sont de plus en plus insupportables. Ils veulent que je me marie à nouveau et pouvoir me dominer mieux dans la structure traditionnelle. Ainsi, ils sont perdus. Ils aimeraient m'interdire mes petits voyages comme si j'étais encore leur petite fille. Et c'est dommage car je ne ferai plus ce qu'ils attendent de moi. Je ferai ce que je veux et ils n'ont qu'à m'accepter car je ne fais rien qui soit en désaccord avec leur forme de vie. Mais trop souvent ils veulent vivre ma vie pour moi. Ce n'est pas possible, ce n'est plus possible, je suis désolée. J'espère quand même qu'ils comprendront de mieux en mieux notre chemin ensemble sur terre avec les limites et les distances saines et nécessaires.
Aujourd'hui j'ai dû me faire des études et il me manque encore deux le lundi. C'est cher et ennuyeux et en plus, un peu angoissant jusqu'au moment où l'on connait les résultats. J'aimerais que ce soit tout très vite fini. Mais il me faut demeurer calme et attendre mes résultats avec une bonne attitude. J'ai trop de sommeil en ce moment et je ne veux qu'arriver chez moi et m'endormir un petit moment. Je ne sais pas pourquoi j'ai autant de sommeil? Bon, c'est toujours stressant d'avoir à se faire des études, même s'ils sont de routine. L'après-midi je vais voir ma sœur. Je dois donc finir mon travail du jour plus tôt. C'est pour ça que j'ai décidé d'écrire mon texte du jour le matin. Ma vie marche peu à peu vers son destin. Beaucoup plus seule qu'avant mais plus sûre de ses pas sur terre et de ses choix. J'ai simplifié mes relations humaines et je reste avec celles sui sont plus claires. Nous pouvons ainsi mieux nous aider les uns les autres. Pour le reste, je suis désolée, je vous quitte car vous me faites trop de mal. D'une façon inconsciente, je le sais, et je ne vous en veux pas, c'est tout pardonné, mais j'ai des priorités et je dois marcher avec ceux qui me comprennent un peu plus. En plus, je vois que vous êtes mieux sans moi parce que je vous fais trop de bruit, je suis pour vous un miroir qui vous inquiète. Je suis désolée mais ce n'est pas grave, au contraire. Ayez une belle vie!
Aujourd'hui c'est un dimanche tranquille! J'avais besoin de faire mes choses du dimanche. J'aime lire, écrire, surtout voir mes vidéos de la semaine de bouddhisme et d'autres sujets et apprendre de musique classique. Avant j'allais aux concerts plus souvent mais c'est trop loin de chez moi et je n'ai pas le temps de le faire aussi souvent que ça. J'aimais réviser le programme du moi d'une des salles les plus importantes du Mexique et l'écouter chez moi. Malheureusement, je ne sais pas pourquoi mais je ne le reçois plus. C'est dommage. Je vais essayer de le commander à nouveau. Pendant la semaine j'aime voir de l'opéra quand je mange mon repas. Hélas! Je ne trouve plus les opéras que je désire voir et ça me fait du mal. Je suis trop triste. Je veux avancer dans le savoir de la musique classique et de l'opéra. C'est très important pour le développement de l'œuvre en peinture et poésie. C'est très important pour mon chant et mes méditations qui sont le lit de peinture et poésie. J'espère que je vais retrouver mon chemin dans ce sens et continuer mes études. À cause des fêtes juives on a un moi de vacances et je veux reprendre mes études. Mes classes et lectures me manquent horriblement. Patience.
Aujourd'hui j'étais très heureuse le matin car j'ai eu mes deux classes, celle de français et celle de chant. Après, je n'étais plus du tout heureuse car j'ai dû aller au gynécologue et je me suis sentie très bien avec la docteur mais c'est toujours difficile. Ça fait toujours peur. On ne dois pas penser à des mauvaises histoires mais ce sont des épreuves de vie qui sont difficiles à surmonter, même si elles sont très simples et une procédure de routine. J'espère que tout va bien se passer et que ce sera comme toujours ça a été pour moi auparavant, très doux. J'ai prit mon café à l'hôpital et je suis allée manger chez mes parents. Maintenant je suis chez moi et j'ai peint et écris mon poème du jour tout en chantant. J'aurai encore le temps de lire un peu avant d'aller diner en famille. Mon fils est à Monterrey pour le week-end et il me manque beaucoup. Il revient le dimanche. Mon degré s'est interrompu pour un moi à cause des fêtes juives et je suis triste car ses classes et lectures me manquent. Je suis très heureuse avec toutes mes activités, avec mon quotidien, mais c'est très difficile de me développer dans ma communauté car tout ce que je fais est presque interdit ou très mal vu. On ne m'accepte guère et on ne va jamais m'accepter. Ma famille non plus. Elle m'aime et me protège et tolère mes activités. Je ne peux pas demander plus. Maintenant, c'est moi qui dois s'accepter et avancer mon existence comme elle viendra. Mes contes sont claires et saines avec tout le monde et je n'ai qu'à attendre que ma vie se développe comme elle le voudra. Je me suis battue pour ce que je croyais et je me suis développée comme je le voulais. J'ai des tas de choses à faire et je veux approfondir dans tout ce que je fais et voir grandir mon fils, se développer professionnellement et se marier et vivre en amour et en paix avec ses enfants et son épouse. J'espère que la vie me donnera cette opportunité. Je fais face à mon existence en amour et j'aime tout ce que je fais et tous ceux qui sont autour de moi. La vie sur terre m'est trop violente à vivre. Elle est dure et insoupçonnable. Mais aussi, mystérieuse et magique. Je suis dans mon meilleur moment de peinture et poésie. J'aimerais continuer ce développement en pleine santé et équilibre. Mais, ce n'est pas à moi de décider. On verra.
Aujourd'hui je suis allée peindre chez ma mère. Ça c'est très bien passé! Après, je suis allée au café avec ma tante. On étaient contentes ensemble. Je me sens bien en ce moment, j'ai eu une nouvelle foi car hier j'ai pris un café avec ma cousine qui travaille comme chercheuse dans une université très importante du Mexique et elle est divorcée comme moi et elle m'a dit de ne pas m'inquiéter. Elle m'a expliqué qu'elle a eu les mêmes expériences que moi et que tout va se passer. Elle m'a raconté toutes sortes d'expériences qu'elle a vécu et aussi celles de ses élèves et amies. Donc, soudain, aujourd'hui je me trouve mieux sous ma peau. Elle me dit que dans son université tout est possible et personne ne cache rien et tout le monde a le droit de s'opposer. Moi, je dois tout cacher, je n'ai point le droit de parler ni de dire ce que je pense. Je parle d'une façon marginale, je ne montre qu'une toute petite pointe de celle que je suis, comme les icebergs. Ma cousine m'a dit d'arrêter de dire mes parents ceci et cela, c'est plutôt d'arriver à m'accepter. Elle me dit que je ne m'accepte pas. Comment puis-je m'accepter si celle que je suis est toujours rejetée dans mon milieu? Mais elle a raison, je dois arriver à m'accepter sans dépendre de l'avis des autres. En plus, elle m'a dit que je devrais avoir d'autres regards, des amitiés avec des gens qui sont comme moi et qui sont plus libres, qui vivent pour leur art comme moi. Elle a raison et je n'ai pas le temps pour le moment, mais peut-être dans quelques mois je vais chercher une classe ailleurs les week-ends. Peut-être un atelier de chant pour partager cette partie de moi avec d'autres chanteurs. Ainsi, j'ai un espoir qui était mort. Une idée nouvelle nait en moi, je peux exister et être celle que je suis dans d'autres espaces. J'aurai ainsi la chance de dire à nouveau et d'être vraiment moi, celle que je suis, celle que je suis venue être.
Aujourd'hui je suis à Houston en famille. Je suis tranquille et j'avais besoin d'un peu de paix car ma vie m'a été trop dure à vivre ces derniers temps. Je cours de trop et je travaille comme une folle et en même temps, je souffre le rejet de tout le monde ici et là, je souffre, je suis tellement fatiguée et je ne vois pas la porte de sortie de ma situation vulnérable. Les domaines que je travaille ne sont pas acceptés et on me ferme toutes sortes de possibilités pour respirer plus à l'aise. Je pleure dedans. Je dois tout laisser derrière moi et tout simplement créer et survivre, créer pour survivre. Je n'avais pas eu la chance de chanter ici et j'étouffais ainsi. J'ai acheté ce dont j'avais besoin et j'ai couru vers ma chambre de l'hotel pour chanter, peindre et écrire! Je suis une autre maintenant. J'avais tellement besoin de faire mes activités. J'étais angoissée car je partage ma chambre avec ma sœur et hier je n'ai pas pu chanter, ça me fait du mal. Je deviens malade. Tout le monde est entrain d'acheter maintenant et j'ai profité pour tout faire dans ma chambre en solitude, quelle paix! On me rejette, je n'ai pas d'amour ni de couple, ni de caresses, je souffre mais si je fais mes activités, je survis.
Aujourd'hui je suis allée vers mon café après avoir lu, médité et fait mes exercices chez moi. Hier j'ai jeuné et tout c'est très bien passé. J'ai même eu la chance de revenir chez moi pour peindre, écrire et chanter. J'ai profité que mon fils n'était pas chez moi pour peindre à l'huile et chanter en complète liberté. Je ne peux pas peindre à l'huile quand il est chez moi car mes chansons le gênent. Tout instrument quand il se pratique gêne les autres. Mon corps et ma voix sont mon instrument et je déteste quand je dois contrôler mes besoins. Mais je sais que c'est très important d'apprendre à mon fils le respect. Avant de m'endormir j'aime chanter deux ou trois chansons. Il était déjà couché quand je chantais la nuit et il m'a prié d'arrêter. J'étais malheureuse mais je l'ai fait tout de suite car il avait raison! Le matin j'ai chanté plus de chansons. Hélas!, ça ne marche pas comme ça pour moi. Je dois chanter avant de m'endormir et le matin quand je me réveille. C'est très important! Je dois trouver un endroit où chanter chez moi avant de m'endormir sans embêter mon fils. Peu à peu, je trouverai mes nouvelles formes pour vivre en paix avec mon fils et auprès de mes parents et développer l'œuvre qui ne doit gêner personne, au contraire, sa mission est celle d'approcher la magie à tout le monde en bonheur, tout doucement. Mon œuvre est le calme, la paix, le silence profond de l'âme qui s'aime et se comprend en sagesse. Elle a surmonté les guerres et les angoisses. Elle vient donner à l'humanité la paix qui lui appartient après les luttes qui sont finies. C'est moi qui la porte! Que c'est beau! Je remercie l'existence et tous ceux qui m'aident tous les jours à pousser l'œuvre vers l'humanité, en la faisant, en la caressant, en la transmettant peu à peu avec plus de force.
Aujourd'hui je suis chez moi et j'attends le moment pour jeûner. Avant j'irai chez ma mère pour manger en famille. Je suis allée au club le matin et c'était très bien. Après je suis allée avec ma sœur et ma mère allumer des bougies avant la fête et à la banque pour faire une donation au nom de mon fils et moi. La dernière année ma donation était pour planter des arbres et cette année pour une sculpture d'un artiste célèbre que mon ancienne université a acquise. J'ai fait d'autres petites donations au temple où on a allumé les bougies de bonne chance pour la nouvelle année qui commence. J'aime cette fête qui se passe tranquille en famille et nous unit. Maintenant que je suis divorcée je la passe au calme. Avec mon ex mari c'était difficile pour moi parce qu'il n'aimait pas cette fête. Cette année est difficile pour moi parce que je dois aider mon fils à devenir plus mûr et le préparer pour son voyage d'un an qu'il fera en Israel avec ses amis. Il doit être très stable pour faire face au défis du voyage. Après, il commencera ses études à l'université. Moi je continue mon degré et mes études de l'hébreu et tout ce que je fais. Je n'ai fait qu'un semestre de ces études et il me manque trois autres. J'aime mes études qui deviennent de plus en plus intéressantes et m'aident à approfondir dans ma peinture et poésie. La vie continue, je mûris pas à pas et je fais mon travail sur terre, c'est tout. Mon quotidien a des luttes constantes et me fatigue de trop. Je fais de très belles choses mais les soucis et les problèmes à résoudre sont là à chaque instant. J'aimerais que ce soit différent mais je n'ai qu' à résoudre mon quotidien pas à pas, aimer les belles choses de la vie et subir les mauvaises, quoi d'autre? Être et ne jamais tourner le dos à mon chemin sur terre.
Aujourd'hui ma bonne n'est pas arrivée chez moi et alors, tout devient plus difficile. Ma maison est en désordre et ça me fait du mal. Je ne marche pas tranquille ainsi. Malgré tout, je suis allée peindre chez ma mère et c'était très bien! Après, je suis allée prendre un café avec ma tante et j'étais heureuse de la voir et de bavarder avec elle. Elle m'aide à trouver d'autres perspectives pour regarder mes problèmes et me raconte les siens et ceux de ses patients. Trouver les explications psychologiques des problèmes est toujours une grosse aide. Je travaille mes émotions avec elle et aide ma famille à travailler les siennes. Je me questionne pourquoi un tel événement me frappe ou un tel commentaire et pas d'autres. Je me cherche dans ces réflexions pour mieux résoudre mes pas sur terre. C'est vrai que les rencontres en famille pour les fêtes juives sont très belles et en même temps, provoquent toujours des tremblements. Tout se secoue. Nos places envers notre judaïsme, ce que nous ne savons pas et aussi, nos places en famille. C'est une forte expérience que nos subissons deux fois par an. Il y a toujours des intrigues ici et là et des problèmes avec les places de chacun à table. Nous sommes des juifs mexicains arabes ou européens et nous savons peu de nos racines, des prières. Malgré les écoles juives de nos enfants, nous demeurons ignorants. On essaye, c'est tout. C'est évident que les fêtes nous questionnent car nous savons très peu sur notre identité, sur nos origines. L'aspect de la répétition nous aide à ne pas nous perdre. Et nous avons des rabbins partout dans la communauté, ils savent très peu aussi. Mon professeur de Bible, un rabbin moderne, lui il sait tout et m'aide à résoudre mes lacunes, mais je suis tellement loin encore de savoir ce que je dois savoir pour me comprendre, que parfois je désespère. Donc, comme je sais trop peu, je me soutiens avec ce que je trouve sur mon chemin. Par exemple, au temple ces jours pour recevoir la nouvelle année j'ai décidé de prier avec un livre de psaumes du roi David et c'était beau! Je ne sais pas prier, personne ne m' a montré le chemin car je suis femme. Mes frères savent le faire, pas moi. Je suis tellement spirituelle et je ne sais rien dans ce sens!, c'est dommage. Je reçois la Tora en chantant comme tout le monde, j'aime! Mais pour le reste, je ne sais rien. Les femmes bavardent. Les hommes chantent et prient. Maintenant les femmes deviennent de plus en plus religieuses et commencent aussi à prier. Mais je suis spirituelle moderne, ma place n'existe pas dans ma communauté. Les psaumes m'ont sauvée cette fois. C'était bien parce que je pratiquais ma lente lecture en hébreu et regardais la traduction de certains mots, après, je priais le psaume en espagnol pour le comprendre. En plus, je choisissais ceux qui m'intéressaient! Donc, ça a bien marché. J'espère que la prochaine année je saurais plus sur mon judaïsme dans tous les sens. C'est très important pour moi, pour mon identité, pour ma peinture et poésie. Peut-être aussi, je pourrai ainsi mieux aider les miens et tout le monde.
Aujourd'hui c'est la nouvelle année juive et hier nous l'avons reçue chez mon frère et son épouse. Après le diner, l'époux de ma nièce nous a fait des questions très spirituelles et on a fait une espèce de thérapie de groupe. Il nous demandait nos moments spirituels de l'année qui s'en allait et nos idées pour le futur. On était là une heure à partager nos intimités. C'était très intense. Aujourd'hui dans ma méditation du matin je n'arrêtais pas de pleurer. J'ai eu de très belles surprises et en même temps, je me suis sentie trop exposée. Je voulais courir chez moi et me cacher et pleurer sans arrêt. Mon chemin spirituel sur terre devient de plus en plus clair et il me fait subir des expériences difficiles à vivre. Je n'y peux rien. Tout est une déchirure parce que je ne peux pas arrêter d'être moi et de peindre mes femmes nues et ceci n'est pas permis dans ma religion mais je dois le faire et c'est une partie de mon chemin spirituel qui en plus est complètement juif, mais juif moderne avec une forte influence bouddhiste. Or je vis dans le sein d'une famille arabe juive et mexicaine traditionaliste qui me tolère. Mes nus leur posent des problèmes. Je n'y peux rien parce que je dois les faire, mais ça me déchire car je ne suis pas du tout acceptée et je me sens vraiment seule. En plus, j'ai trop de travail en ce moment et si j'essaye de partager mes angoisses les plus profondes, ça devient impossible de gérer car les autres au lieu de m'aider m'attaquent. Ils ne me comprennent guère. Donc, je fais mon travail en silence et j'essaye de ne pas les agacer avec celle que je suis. Ils m'aiment et m'appuient. En même temps je leur pose des problèmes partout. Comment soutenir mes idées avant-garde dans mon milieu? Ils veulent presque me cacher. Mes déchirures persistent, mais tout est bien et en réalité ma famille me soutient et fait possible que je fasse mon travail spirituel sur terre et de peinture et poésie. Peut-être un jour mes femmes nues changeront à autre chose, mais ça doit venir du dedans et si je peux les faire, je dois les faire car elles sont une partie importante de mon travail pour le moment. Par exemple, avant je dessinais des femmes nues dans mes ateliers de dessin, après, ce travail est fini pour moi, c'est comme ça. En ce moment, je peins aussi d'autres choses, des paysages, des fleurs, des lettres en hébreu qui sont une partie importante de mes méditations et peut-être qu'un jour, les femmes nues disparaîtront. Ce sont des processus et je les suivrai en silence. Ici et là mes luttes deviennent plus claires et je les ferai avec force et je surveillerai mes sèves pour les voir pousser peu à peu.